Flambée des coûts de production Flambée des coûts de production : l’aviculture française face à un mur

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Les prix de l'aliment, déjà élevés, devraient prendre +47 % d'ici juin !

Les prix de l’alimentation des volailles pourraient progresser de près de 45 % d’ici le mois de juin, sous l'effet de la guerre en Ukraine, s’inquiète le CFA dans un communiqué. Or ils avaient déjà progressé de 40 % sur les dix sept derniers mois. L’aliment compte pour 65 % du coût de production d’une volaille. Les autres charges progressent aussi, comme l’énergie (5 % du coût de production). Les poulaillers français sont presque tous chauffés au propane. Engrais, carburants et coûts d’entretien des bâtiments ne sont pas en reste.

Répercussion impérative sur les prix des volailles

« Face à ces charges qui explosent, une répercussion des coûts de production est impérative ! Le travail des éleveurs ne peut plus être la variable d'ajustement ! » interpelle le CFA.

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Le syndicat insiste aussi sur le contexte sanitaire avec l’épidémie d’influenza aviaire « qui n'était jamais arrivée avec une telle ampleur » et qui fragilise encore plus les éleveurs.

« Nos filières avicoles et cunicole françaises sont en grand danger, avec des faillites et des cessations d’activité qui vont s’accélérer. Une répercussion de l’ensemble des hausses des coûts de production doit intervenir très rapidement. Dans le contexte actuel du conflit ukrainien, l'enjeu de restaurer la souveraineté alimentaire prend toute son importance. La pérennité des éleveurs avicoles et cunicoles est nécessaire pour notre capacité à garantir les moyens de cette souveraineté. » déclare Jean-Michel Schaeffer, Président de la CFA.

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