Fertil’Eveil crée une nouvelle station de compostage

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Le président de Fertil’Eveil, Dominique Briffaud, et le coupé de ruban inaugural. À la différence de celle de Saint-Pierre-du-Chemin, cette nouvelle plate-forme de compostage construite en zone d’activités n’a fait l’objet d’aucune opposition Crédits : © V. Bargain

Née du rapprochement en 2004 de Coop Eveil, qui regroupe les éleveurs apporteurs d’effluents, et de Cavac, Fertil’Eveil avait déjà créé en 2006 une station de compostage d’effluents d’élevage à Saint-Pierre-du-Chemin, en Vendée. « Le site était arrivé à saturation, avec plus de 40 000 tonnes d’effluents traités en 2017, explique Dominique Briffaud, président de Fertil’Eveil. Suite à l’arrivée de Terrena dans notre union en 2011, la décision a été prise de construire une unité de compostage dans le Maine-et-Loire, pour répondre à une demande croissante et limiter les coûts de transport ». 4,70 M€ ont été investis à Beaupréau-en-Mauges dans une plate-forme de 17 000 m2 couverts. Elle comprend un bâtiment de préstockage de 5 700 m2 et deux bâtiments de fermentation, maturation et stockage de 4 200 m2 chacun, l’ensemble étant confiné en surpression, avec traitement de l’air sur biofiltre. « Nous avons repris le process de l’unité de Saint-Pierre-du-Chemin en y intégrant les technologies disponibles à ce jour », précise Dominique Briffaud.

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Un fumier payé de zéro à dix euros la tonne

50 000 tonnes par an de matière organique (effluents d’élevage, paille, résidus de culture) pourront y être valorisées en 45 000 tonnes de compost normé et commercialisé auprès d’agriculteurs, du bassin parisien jusqu’au nord des Landes, dont au moins 30 % en production biologique. À ce jour, vingt éleveurs apportent leurs effluents à la nouvelle plate-forme pour un volume de 22 000 tonnes, avec l’objectif d’atteindre les 50 000 tonnes en 2022. L’unité devrait recevoir 50 % de fumier de volaille et 50 % de fumier de bovin, issus du Maine-et-Loire, de Loire-Atlantique, de Vendée et des Deux-Sèvres. Pour apporter leurs effluents, les aviculteurs adhèrent à Coop Eveil et achètent la litière (paille défibrée, copeau, fines de copeau) et le complexe bactérien à Zen Nature, filiale de Fertil’Eveil. « Cela permet d’homogénéiser la matière première brute », précise Bertrand Pineau, président de Coop Eveil. En contrepartie, le fumier est payé à l’éleveur de 0 à 10 €/t sortie bâtiment, hors chargement aux frais de l’éleveur. Un contrat de cinq ans est établi pour tout ou partie des effluents, la moyenne livrée actuellement étant de 300 à 400 t/an et élevage.

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