Alors que le marché mondial de la viande bovine a ralenti au premier semestre, l'Australie affiche une croissance importante de ses envois. Explications.

Àenviron 5500 dollars la tonne sur le marché mondial cet été, le prix de la viande bovine a reculé de 10 %, par rapport à son pic de fin 2014. La demande mondiale a donné des signes de faiblesses. Ralentissement de l'économie chinoise, baisse du pétrole et donc du pouvoir d'achat en Russie ou au Venezuela. L'année 2015 a été placée sous le signe de la concurrence pour les grands exportateurs. Mais en Australie, les prix ont atteint des records, progressant de 35 % entre janvier et septembre. Les exportations australiennes ont augmenté de 11 % au premier semestre. Tous les voyants étaient jusqu'ici au vert : avec un dollar australien très faible, des exportations compétitives et des disponibilités larges du fait d'abattages élevés depuis deux ans à cause de la sécheresse. En raison de la baisse de leur cheptel, les États-Unis ont été aussi davantage aux achats.

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En 2016, l'Australie pourrait être plus discrète sur la scène mondiale

La fin de l'année pourrait être plus calme en Australie, qui avait atteint fin septembre 85 % de son quota d'exportation vers les États-Unis, son premier client. Les envois suivants seront taxés à hauteur de 20 %. Par ailleurs, les disponibilités devraient se tasser rapidement. Plusieurs années de sécheresse ont incité les éleveurs à décapitaliser, et Meat and Livestock Australia estime que le cheptel bovin a reculé de 6,8 % en 2015 par rapport à une année 2014 déjà en repli de 0,7 %. Le Brésil est d'ores et déjà sur les rangs pour essayer de regagner les marchés que l'Australie pourrait être contrainte de déserter.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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