Des éleveurs ovins d’Araucanie en Nouvelle‑Aquitaine

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À 700 km au Sud de Santiago au Chili s’étend l’Araucanie. Dans cette région au climat humide et tempéré qui concentre la plus grande part de la population mapuche, l’élevage ovin est prédominant. « Nous avons l’habitude de dire que les éleveurs qui n’ont pas de moutons ne sont pas éleveurs ! », plaisante Fernando Burrows, président de l’association des Éleveurs Ovins de l’Araucanie. Dans cet espace de près de 32 000 km², l’élevage ovin viande tient une place de choix. À côté de quelques grands élevages, on compte de nombre de petites et moyennes exploitations de 70 à 80 moutons. « Aujourd’hui, nous avons besoin de nous professionnaliser car il n’existe pas de formation à l’élevage ovin au Chili, explique Fernando Burrows. Nous n’avons pas non plus différentes races adaptées aux territoires. » Francophile, l’éleveur chilien s’est naturellement tourné vers la France pour y chercher des pistes d’amélioration. « L’élevage français et surtout l’esprit français sont très différents de ceux des États-Unis. Aujourd’hui, l’éleveur chilien qui veut progresser doit s’intéresser à ce qui se fait en France, s’enthousiasme l’éleveur. Alors j’ai cherché des contacts en France : l’Alliance pastorale, l’Institut de l’élevage. » Et Tech Ovin. Après trois visites, il devait conduire une délégation lors de la dernière édition du salon. Le déplacement n’a finalement pas eu lieu. Interco vient d’y remédier en organisant une nouvelle visite de la délégation en partenariat avec Tech Ovin et Aquitanima. Le 13 décembre, six éleveurs sont allés à la rencontre du Centre interrégional d’information et de recherche en production ovine (Ciirpo), d’Insem ovin et de l’exploitation agricole de Magnac-Laval. « Nous refaisons le programme de visites prévues lors du salon », précise Claude Souchaud, président de Tech-Ovin. Les échanges avec les professionnels français pourraient permettre de créer des liens et de futurs partenariats. De nombreux aspects de l’élevage ovin français intéresse en effet les chiliens. « La France a développé des races ovines adaptées aux territoires, pas nous. Nous aimerions aller vers des races plus adaptées, confie Fernando Burrows. Nous avons d’ailleurs commencé à travailler avec inséminer nos brebis avec des souches françaises : Ile-de-France, texel et suffolk pour les brebis viande et manech et lacaune pour les brebis lait qui commencent à se développer. »

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