Emploi Des clés pour créer son entreprise, sur un trousseau bien garni

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La semaine nationale de la création-reprise d’entreprise est l’occasion pour des salariés ou demandeurs d’emploi de penser à se lancer. Crédits : © R. S.-A.

L’ artisanat a beau se targuer d’être “la première entreprise de France”, il n’en demeure pas moins que dans tous les domaines, l’accent est mis sur la transmission-reprise d’entreprise.“Dans le département, une affaire sur trois est détenue par un artisan de plus de 50ans”, réaffirme Christian Vabret, président de la chambre de métiers et d’artisanat du Cantal.Il remarque cependant un regain d’intérêt chez les jeunes pour la création de leur propre emploi, chaque fois que l’emploi salarié est en crise. Dans le cadre de la douzième semaine nationale de la création-reprise, la Chambre de métiers a convié les porteurs de projets à une réunion débat à laquelle divers partenaires(1) pour le montage de dossiers étaient présents. Ils ont exposé plusieurs outils à la disposition de celui qui veut ouvrir une boulangerie dans un chef lieu de canton, de celle qui espère bien reprendre le salon de coiffure pour lequel elle travaille, de celui qui veut devenir charpentier dans le Nord-Cantal, d’un futur artisan d’art... et bien d’autres.En tout, une petite trentaine de personnes, prêtes à s’installer dans des secteurs extrêmement variés.La définition précise de l’activité permet d’aiguiller vers le bon organisme consulaire.

 

Les bonnes questions

 

“Le projet est-il viable, a-t-il une place sur le marché?” est la question récurrente que le futur chef d’entreprise doit toujours avoir à l’esprit, rappellent les conseillers de la Chambre de métiers. Les stages préalablement proposés sont vivement recommandés, l’un d’eux est même obligatoire.Ils permettent notamment de cerner les obligations légales, par exemple en termes de normes, mais aussi la forme juridique adaptée ou encore les besoins d’investissement inhérents à l’affaire. En outre, les établissements consulaires sont là pour calculer les aides auxquelles le porteur de projet peut prétendre. Convaincre le banquier, ce n’est pas seulement démontrer sa capacité de remboursement, c’est aussi avoir un projet bien abouti dans lequel la formation initiale (compétence, expérience, etc.) et la motivation jouent à plein.

 

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Une “phase délicate”

 

Les différents intervenants ont convenu que le montage de dossier est une “phase délicate, mais qu’il faut bien passer par là”, comme l’ont fait les artisans commerçants avant eux.Après quoi, les nouveaux chefs d’entreprise devront apprendre un nouveau métier, celui de gestionnaire. En n’oubliant pas que manager une entreprise c’est tout à la fois “prévoir et anticiper, négocier, s’entourer de compétences et déléguer”.

(1) Sont intervenus des représentants du secteur bancaire (Crédit agricole), de l’assurance (Maaf), des experts comptables (Gestalia), mais aussi de Pôle emploi et de la Direccte.

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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