"Des auges en bâche sur mesure"

- - 3 min
Jérémie Chipault, éleveur dans l'Indre Crédits : © A. Villette
Les deux auges de 45 mètres ont couté 500 € en matériau Crédits : © A. Villette
Les deux auges de 45 mètres ont couté 500 € en matériau. Crédits : © A. Villette

"J’ai fabriqué des auges avec de la bâche. Avant j’avais des auges en bois, mais les chèvres adoraient les manger et les abîmaient très vite. J’ai donc commandé de la toile à une société à Issoudun (Indre) qui fabrique des bâches sur-mesure pour des semi-remorques. Cela m’a coûté environ 500 € pour les deux auges d’une longueur de 45 m. J’ai taillé les auges dans une bâche d’un seul tenant, il n’y a aucune couture, donc rien auquel elles puissent s’accrocher pour mordre. Elle est rendoublée des deux côtés et un tube en métal est passé dans cette doublure ce qui permet d’accrocher l’auge. Ce tube est relié tous les deux mètres à une structure en métal qui le raccroche au cornadis.

Facile à nettoyer et à entretenir

J’ai récupéré ces tubes chez un marchand de ferraille, pour un coût compris entre 600 et 700 €. J’ai installé ce type d’auge dans mon vieux bâtiment il y a 25 ans et elles n’ont pas bougé. L’avantage par rapport à un quai d’alimentation, c’est que je n’ai pas à repousser l’aliment. Une fois que c’est distribué, je n‘ai plus à m’en occuper. Et c’est facile à nettoyer. Tous les matins, je vide les refus à la pelle en plastique dans l’aire paillée, cela me prend 10 minutes.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

aire paillée
Suivi
Suivre

Mon bâtiment est en bois. Je l’ai réalisé avec une largeur de deux mètres plus grande que nécessaire pour pouvoir réaliser des couloirs de circulation extérieurs de chaque côté et ne pas avoir à protéger le bois. J’ai récupéré pour réaliser ces couloirs des glissières d’aéroport. Cela m’a coûté environ 500 €. J’y passe les tuyaux et abreuvoir derrière et cela facilite la surveillance des animaux. Enfin, pour les chèvres, j’ai mis en place un système reposant sur des ficelles de couleurs différentes que je leur mets en collier à la mise bas pour indiquer la semaine ou elles ont mis bas. Cela permet de les repérer rapidement et de très vite me rendre compte si les deux lots se mélangent. L’avantage de la ficelle, c’est que ça ne coûte rien, j’en ai autant que je veux. Alors que les colliers, elles les mangeaient tout le temps."

"Rien auquel s’accrocher pour mordre"

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires