Dérobées Dérobées RGI : tout est permis

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« Cette année, on a choisi d’ensiler la première coupe. Les repousses de novembre ont été pâturées et on pense ensiler très tôt la repousse de printemps. De plus, nous sommes suivis dans le cadre du programme Ecophyto et les dérobées permettent de réduire la surface en sol nu en hiver. » Crédits : © PSHF

Soutenues par le Conseil régional du Limousin et l’Europe, des démonstrations de cultures fourragères ont été mises en place en 2010 et 2011. Ces cultures, dites dérobées, destinées à être fauchées ou pâturées ont été implantées sur des exploitations agricoles du Limousin, en partenariat avec les semenciers (Jouffray Drillaud, RAGT, Barenbrug, Schweizer). Le but était de comparer les rendements et les valeurs alimentaires.
D’un point de vue agronomique, l’implantation d’une culture dérobée à base de RGI souffre des mêmes exigences que les autres dérobées. L’année 2011 a été une année très instructive en la matière.

Des conditions préalables à respecter
- Lorsqu’on souhaite implanter des RGI en dérobées, il faut choisir des RGI de type alternatifs, d’une durée de vie de 6 mois. Le RGI se positionne après la récolte de la céréale, il sera exploité à l’automne et au printemps avant l’implantation d’une culture de printemps (maïs, tournesol, prairies, etc.).
- Il est intéressant d’associer une légumineuse au RGI, en recherchant une espèce avec un cycle végétatif comparable. Le trèfle incarnat, non gélif, correspond à ce critère.
- Avec ces dérobées, deux exploitations sont possibles. Par contre, il est essentiel de bien positionner la deuxième exploitation de printemps qui ne doit pas être trop tardive (15-20 avril), pour éviter l’assèchement du sol qui serait préjudiciable à la culture suivante.

Itinéraire cultural
- Il faut privilégier un travail du sol limitant la repousse de la culture précédente (notamment la concurrence avec la levée orge d’hiver, phénomène très largement observé en 2011).
- Le labour classique peut être remplacé par un déchaumage, suivi d’un faux semis. Lors de la levée des adventices et des repousses de la céréale, effectuer un travail superficiel avec un outil à dents pour les détruire.
- Le semis doit être réalisé avec un semoir à céréales, suivi d’un roulage. La densité de semis préconisée est au minimum de 30 kg/ha (21 kg de RGI + 9 kg de trèfle incarnat). Dans la majorité des cas, il est conseillé de réaliser le semis fin juillet, pour limiter les pertes par manque d’eau en post-levée. Cependant, le semis dans les 48 heures suivant la moisson est pratiqué depuis plusieurs années avec de bons résultats.

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 24 février 2012.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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