Les bovins des zones touchées par la DNC en 2025 devront obligatoirement être vaccinés cette année, selon le décision prise ce jour par le Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cnopsav).
Les acteurs du sanitaire en santé animale se sont positionnés ce 9 février sur la stratégie vaccinale à adopter face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour l’année 2026. « A l’issue des échanges, une large majorité des participants s’est prononcée en faveur du renouvellement de la vaccination dans les zones concernées par la maladie en 2025 : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie », indique le ministère de l’Agriculture dans un communiqué à l’issue de la réunion du Parlement du sanitaire (Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale - Cnopsav).
Les chantiers de vaccination vont être lancés rapidement, en lien avec les acteurs de terrain. « La vaccination restera obligatoire et intégralement prise en charge par l’État » précise le ministère de l’Agriculture. Les modalités de déploiement seront précisées dans chaque région concernée par le Conseil régional d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cropsav).
Dans l’est de la France, la vaccination devrait avoir lieu avant la montée en estive. Dans le sud-ouest de la France, cette vaccination interviendra sûrement après les estives, précise le ministère de l’Agriculture. Les veaux pourront être vaccinés à partir de l’âge de 3 mois. La question de la vaccination au niveau du cordon vaccinal dans le sud-ouest de la France reste encore à préciser.
Un million de doses de vaccin encore en stock et une commande relancée
Pour rappel trois scénarios étaient envisagés par le Cnopsav : l’arrêt de la vaccination, la poursuite de la vaccination dans les zones déjà concernées, ou encore l’extension de la vaccination à tout le territoire de France continentale. C'est donc la deuxième option qui a été choisie.
La France dispose d’un million de doses de vaccins en stock et une autre commande a été réalisée auprès du fournisseur des Pays Bas par le ministère de l'Agriculture pour disposer des doses nécessaires. La nouvelle vaccination devrait coûter 40 millions d’euros.
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L’immunité collective désormais atteinte dans le Sud-Ouest
Au cours du Cnopsav, « la ministre a salué l’efficacité de la mobilisation collective face à cette maladie, apparue en France pour la première fois à la fin du mois de juin 2025 », souligne le communiqué du ministère de l’Agriculture. « Grâce aux efforts de tous, la situation sanitaire est aujourd’hui stabilisée, aucun foyer de DNC n’ayant été détecté depuis le 2 janvier dernier », écrit encore le ministère de l’Agriculture.
Par ailleurs, l'immunité collective est désormais atteinte dans la zone vaccinale mise en place dans le Sud-Ouest, ce qui permet sous conditions, depuis ce 9 février, la sortie de bovins vers le reste du territoire. Le 20 février, la zone réglementée du Sud-Ouest devrait être levée pour devenir une zone vaccinale, seule une petite partie liée à un foyer espagnol sera maintenue dans les Pyrénées orientales.