Une cotation moins représentative de la filière française
“Le MPB a vendu 1 360 508 porcs 2022. Cette même année, la France a abattu 23 millions de porcs. Le MPB couvrait donc 5,9 % de la production nationale. Si les autres acheteurs ne devaient pas augmenter leurs achats auprès du MPB, celui-ci pourrait donc ne représenter plus que 4,8 % des porcs commercialisés en France”, explique Arnaud Haye chargé de mission économie à la Chambre d’Agriculture de Bretagne. Avec un taux de représentativité plus que minime (5,9 %) se pose la question de la légitimité de cette référence unique mise en place il y a un peu de plus de 50 ans. Le directeur de Cirhyo, seul groupement d’éleveurs qui a souhaité répondre à nos questions, s’interroge sur la légitimité du MPB. “Nous ne vendons pas sur le marché du fait de notre éloignement géographique, le cadran n’est pas représentatif de l’activité du pays avec environ 30 000 porcs par semaine mais la cotation nous sert de référence. Elle est significative par rapport aux autres cotations de l’Union européenne. Le départ de Bigard n’est pas une bonne nouvelle. La représentativité du cadran va encore en prendre un coup”, s’interroge Philippe Chanteloube.