Dans l'article Un éleveur dans la mêléeL’Anjou agricole dresse dans son le portrait de Damien Retailleau, un éleveur de 38 ans qui s’est investi à fond dans le rugby depuis une quinzaine d’années et qui a décidé de mener de front son métier d’agriculteur à Bellevigne-en-Layon (Faveraye-Machelles) et sa passion pour le ballon ovale.
« J'aime le contact, j'aime l'esprit de ce jeu. J'ai toujours voulu en faire, mais enfant ce n'était pas possible, il aurait fallu aller à Angers ou Cholet et mes parents, agriculteurs, n'avaient pas le temps » a-t-il confié à nos confrères. Il explique que dans son cas, les entraînements ont lieu le vendredi soir et les matchs le dimanche après-midi lorsque son emploi du temps lui permet.
Un emploi du temps bien chargé entre le Gaec et le Roc
L'éleveur doit jongler avec les permanences dans son Gaec un week-end sur deux et une vie de famille bien remplie. « Si je suis en ensilage chez des voisins, si j'ai un souci sur l'exploitation, je passe un coup de fil. Les coéquipiers comprennent bien mes contraintes » a-t-il confié à l’Anjou agricole. Damien Retailleau joue en équipe première ou dans l’équipe de réserve du Rugby Olympique Chemillé et explique qu’il essaie d’être présent une fois par mois pour les matchs mais qu’il se garde aussi des dimanches pour aller à la chasse avec son père afin de passer du temps avec lui.
« On peut parler des bassines, du bio, des phytos »
Quand on l’interroge sur ce qui lui plaît le plus dans la pratique du ballon ovale, il répond qu’en plus de la pratique du jeu, c’est de faire partie de « la grande famille du rugby ». Il faut dire que dans son club, le Roc, ses coéquipiers viennent d’horizons divers et sont âgés de 18 à plus de 45 ans.
« C'est intéressant, il y a des informaticiens, des pompiers, des banquiers... On partage tous des valeurs : l'esprit d'équipe, le respect de l'arbitre... On se donne à fond et à la troisième mi-temps, on partage une bonne bière. On peut parler de sujets qui touchent l'agriculture, comme les bassines, le bio, les phytos. C'est l'occasion de faire comprendre les réalités de notre métier et d'aller au-delà des clichés. Je trouve ça vraiment enrichissant » a-t-il confessé à l’Anjou agricole.