Avec l’évolution démographique, une recherche de praticité et des nouvelles préoccupations alimentaires, les habitudes alimentaires des Français ne cessent d’évoluer. Pour maintenir la viande dans le quotidien des ménages, la filière doit désormais adapter ses produits, ses formats de consommation et son discours à ses consommateurs.
Lors du congrès de Culture Viande du 29 septembre, Yves Fantou, Président de Culture Viande a annoncé que « la consommation de viande en France a progressé de 1,3 % en 2025 », portée par le porc (+2,7 %) et la volaille (+3,3 %). Le facteur prix participe à cette évolution, davantage touché par l’inflation, le bœuf recule de 2,7 % et la viande ovine de 5,9 % selon les données de Culture Viande.
Des modes de vie qui bousculent les habitudes à table
L’urbanisation, le manque de temps et la progression des foyers d’une seule personne transforment progressivement les habitudes de consommation. Aujourd’hui, 37 à 40 % des ménages ne comptent qu’une seule personne, favorisant des repas plus individuels et souvent plus rapides. Les consommateurs se tournent ainsi davantage vers des solutions simples à préparer, faciles à emporter et adaptées à ces nouveaux usages. « Le snacking représente désormais 3,2 milliards d’euros en grande distribution », explique Emily Mayer, directrice des études du panéliste Circana.
Cette tendance affiche une dynamique sept fois supérieure à celle de l’alimentation en général, illustrant l’essor des formats rapides et pratiques dans le quotidien des Français.
La praticité séduit particulièrement les jeunes générations, puisque près de 70 % des 18-30 ans interrogés par Circana affirment privilégier certains produits pour leur facilité de consommation ou d’utilisation. Cette évolution invite également la filière à ne plus raisonner uniquement par le prix.
Face à l’évolution des attentes, les industriels et transformateurs de la viande redoublent d’innovation pour renouveler les occasions de consommation. Jambon, dés et charcuteries pour le porc, viande hachée, boulettes et émincés pour le bœuf, escalopes et préparations pour le veau, ou encore recettes inspirées des cuisines du monde pour l’agneau. Emily Mayer préconise donc de proposer des formats plus pratiques et diversifiés pour instaurer la viande dans le quotidien des consommateurs.
La praticité, la qualité, le goût et la convivialité peuvent apporter une valeur supplémentaire au produit et participer à sa différenciation. Il s’agit ainsi de mieux communiquer autour des atouts propres à chaque viande et de proposer une offre répondant directement aux nouvelles attentes.
L’influence, au cœur des actes de consommation
« 52% des Français se déclarent influencés par les réseaux sociaux pour leur alimentation au quotidien » selon l’étude Opinionway SIAL Paris 2026, les Français, l’alimentation et les réseaux sociaux
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Les réseaux sociaux participent de plus en plus à la découverte de nouvelles recettes et tendances alimentaires, pouvant directement influencer les envies et les achats en magasin.
Part des consommateurs se disant influencés par les réseaux sociaux sur les actes d’achats en magasin
18 – 24 ans
25 – 34 ans
< 65 ans
90%
83%
26%
Les consommateurs de viande, soucieux de leur santé
« 63% des Français sont inquiets des effets de l’alimentation sur leur santé » rapporte Emily Mayer. La filière viande met en avant les caractéristiques nutritionnelles des produits afin d’expliquer la qualité et d’accompagner les consommateurs dans leurs choix.