Réservé aux abonnés

Comment prévenir les boiteries du poulet liées à Enterococcus cecorum

- - 2 min

Pour prévenir les boiteries générées par la bactérie enterococcus, il faut appliquer en premier lieu les mesures d’hygiène générale (traitement de l’eau, nettoyage-désinfection), notamment pour éviter une récidive au lot suivant.

Des vétérinaires préconisent aussi de soutenir la bonne flore digestive des volailles avec des probiotiques seuls ou en couplage avec des acides organiques, de contrôler le niveau de coccidies et de travailler sur le renforcement immunitaire, notamment vis-à-vis de la maladie de Gumboro.

L’autre axe de prévention passe par le management qui améliore la constitution et la résistance du squelette des poulets. Avoir une litière de qualité et une bonne ambiance (température et gaz carbonique). « Pas plus de 29-30 °C pour la litière et 33 °C pour l’air ambiant, conseille Sophie Lagadec Pelle, vétérinaire, pour le démarrage des poulets à croissance rapide. Ensuite, on réduit de 1 °C par jour, tout en conservant 55 % d’hygrométrie relative. »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

démarrage
Suivi
Suivre
abreuvement
Suivi
Suivre

Tempérer la croissance juvénile

Il est important de bien régler le matériel d’abreuvement pour éviter les tensions mécaniques, et de ménager des temps de repos avec le programme lumineux démarré tôt (effet positif de la mélatonine et la calcitonine sécrétées la nuit).

L’apport de vitamine D3 améliore la densité osseuse et le contrôle temporaire de la prise de poids rééquilibre le rapport muscles/squelette. Sophie Lagadec-Pelle constate que « les lots de poulets ayant un poids élevé à 20 jours ne sont pas forcément les plus lourds à 35 jours ; et les éleveurs obtenant de fortes croissances ont davantage recours à des traitements antibiotiques pour gérer les entérocoques. » En mâle de souche Ross 308, elle préconise un poids de 240-280 grammes à 10 jours et de 840 grammes à 20 jours, quand le fournisseur français de cette génétique avance 290-300 grammes à 10 jours et 920-950 grammes à 21 jours.

 
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires