Toutes les haies ont besoin d'entretien pour perdurer. les deux saisons les plus propices à la taille des arbres en sève descendante et repos physiologique mais aussi d'un point de vue réglementaire et dans l'organisation du travail. Au service bois de la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme, le conseiller Michaël Rollin explique que « l'entretien des haies est souvent perçu comme une perte de temps par les agriculteurs alors qu'il est possible d'en tirer des bénéfices à la fois économiques, agronomiques et écologiques. »
Chaque haie a un rôle à jouer dans la limitation de l'érosion, comme brise-vent ou en structuration du paysage. En l'absence complète d'entretien, les essences arbustives vont gagner en hauteur et concurrencer les essences plus petites. La haie alors composée de différentes strates peut devenir à terme un simple alignement d'arbres et perdre ses bénéfices. L'entretien de la haie permettra justement de sélectionner les essences les plus intéressantes pour leur service agroécologique et économique. Quant aux déchets issus de la taille, ils peuvent être utilisés en plaquettes pour la litière, le chauffage, ou encore comme fumier de plaquette (proches de celles d'un fumier pailleux), additionnée de paille et souvent placée en sous-couche. Ce fumier mi-paille mi-bois peut ensuite être épandu dans les prés et les champs. Mais attention aux essences utilisées. Les résineux, notamment, ont besoin de compostage pour en permettre la bonne dégradation.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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