À Champagnat-le-Jeune, la famille Bardy a inauguré une nouvelle stabulation destinée à ses 78 vaches laitières, en présence de la vice-présidente de la région Florence Dubessy. Un investissement de plus d’un million d’euros, partiellement financé par la Région.
Le GAEC de Voirat, exploitationfamiliale transmise de père en fils, poursuit son développement à quelques pas de l’ancien site. Jean-François et Aurélie Bardy, associés, sont désormais rejoints par leur fils Alexandre, installé sur l’exploitation depuis le 1er janvier 2025. Le nouveau bâtiment intègre deux robots de traite pour 90 bovins ainsi qu’une fosse.
Un projet soutenu par la Région
Le projet s’inscrit dans le dispositif régional AuRA FEADER. Déposé dès décembre 2023, le dossier de la famille Bardy fait partie des premiers engagés dans ce programme. Après passage en commission en 2024, les aides sont versées mi-mars. « Ça a été rapide », indique Aurélie Bardy.
Au total, le GAEC a bénéficié de 157 500 € pour financer la construction de la stabulation, l’installation des robots de traite et la création de la fosse.
Dans le bâtiment, l’organisation est entièrement pensée pour réduire la pénibilité et automatiser une partie des tâches.
Dans l’aired’exercice, un robotracleur passe toutes les heures pour nettoyer les allées et pousser les effluents vers un bac relié à la fosse. Un système automatisé qui permet un nettoyage continu.
Autre équipement, le robotrepoussefourrage qui circule six à sept fois par jour le long des cornadis. Il repousse l’aliment vers les vaches et permet un gain de temps estimé à environ une heure par jour, tout en réduisant la manutention. Cet équipement représente un investissement de 19 000 €.
Robot repousse fourrage, un investissement qui s'élève à 19 000€
Le passage de l’aire paillée aux logettes équipées de matelas constitue également un changement important. « On avait très peur de la transition », confie l’éleveuse, finalement sans difficulté d’adaptation pour les vaches.
S’ajoutent une cage de parage et des brosses à vaches. Ces équipements, comme les robots, restent à la charge des associés.
L’exploitation repose également sur un groupe électrogène capable de prendre le relais automatiquement en cas de coupure.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La traite est désormais assurée par deux robots entièrement. Chaque vache est identifiée par sa boucle à son entrée et orientée automatiquement. Si elle a déjà été traite, elle ressort, sinon, elle est dirigée vers le cycle de traite.
Le processus s’enchaîne sans interventionhumaine : nettoyage etstimulation, récupération des premiersjets, puis pose des griffes guidées par caméra. La traite s’effectue quartier par quartier, avec arrêt automatique dès la fin de chaque zone pour éviter toute surtraite. Pendant ce temps, les animaux peuvent s’alimenter.
Les données sont suivies en temps réel sur écran : numéro de la vache, productionattendue et réelle, quantitéproduite par quartier, et besoinsalimentaires estimés selon les traites précédentes. Une fois la traite terminée, les équipements (griffes, caméras, circuits) sont nettoyés automatiquement. L’ensemble du système est lavé trois fois par jour.
La collecte du lait s’effectue tous les deux jours par le laitier. Le système repose sur un tankprincipal, et un tank "tampon" de stockage. Lorsqu’une traite est en cours au moment du passage du laitier, le tanktampon, qui représente un investissement de 15 000 € prend le relais, afin de stocker temporairement le lait.
Tank principal à gauche, tank "tampon" à droite
Après collecte, le tankprincipal est automatiquement nettoyé, puis le lait du tank tampon y est transféré avant un second cycle de nettoyage.
Un tanktampon n’est pas obligatoire, mais nous, on a fait ce choix-là, pour ne pas avoir besoin d'être toujours présents lors du passage du laitier », précise l’éleveur.
Le lait non commercialisable est quant à lui dirigé vers la fosse via un circuit spécifique. Le lait issu des vaches venant de vêler est, lui, orienté vers un bidon destiné à l’alimentation des veaux.
Gestion des effluents
L’ensemble des effluents et eaux de lavage est dirigé vers une fosse de 1 800 m³. Celle-ci est équipée de deux circuits : effluents collectés dans les allées et flux liés à la traite.
Des rampes de triautomatisées complètent le dispositif, orientant les flux selon leur destination : commercialisation, alimentation des veaux ou évacuation vers la fosse.