L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 21 et 22 novembre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prix des principaux contrats à terme sur le blé et le maïs ont très légèrement reculé vendredi 22 novembre 2024, sur le CBOT comme sur Euronext, et ce, sur toutes les échéances. Les baisses étaient comprises entre -3,25 et -4,75 cts$/boisseau pour le blé états-unien et entre -25 cts€ et -1 €/t pour son homologue européen. Côté maïs, les reculs s’affichaient entre -0,25 cts$ et -1,25$/boisseau outre-Atlantique et -0,25 cts€ et -1 €/t en Europe. Le terme de juillet 2025 en blé est désormais le deuxième en matière de positions ouvertes sur le CBOT, devant celui de mai, alors que sur Euronext, celui de septembre 2025 arrive en troisième position derrière respectivement mars et mai. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs ont cédé un peu de terrain, à l’image des marchés à terme. Ceux du blé dur sont demeurés stables.
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La séance de vendredi s'est déroulée sans information fondamentale vraiment nouvelle, animée par des prises de profit et des ventes techniques outre-Atlantique. Les opérateurs attendent la publication du Crop Progress hebdomadaire ce lundi (18 h heure française, le dernier avant la période de dormance) alors que la moisson australienne progresse normalement et avec des rendements plutôt très satisfaisants sur certaines régions. Il en va de même en Argentine. Aux Etats-Unis, les pluies et la neige récentes favorisent plutôt les conditions de culture. Idem en France (très bonne avancée des semis et conditions de culture supérieures à la moyenne cinq ans), où la neige tombée dans certaines régions a joué son rôle de manteau protecteur contre les froids enregistrés parfois importants. Toujours dans l'Hexagone, Météo France a placé neuf départements en vigilance orange vent pour ce lundi : Ain, Allier, Drôme, Jura, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Rhône et Saône-et-Loire. Les observateurs scrutent également la météorologie du Vieux-Continent mais aussi les développements du conflit entre la Russie et l’Ukraine, ce dernier étant entré dans une nouvelle phase avec la possibilité d’utilisation de missiles à moyenne portée par les deux camps. Autre élément observé, la parité euro-dollar qui s’est établi à 1,042 $ vendredi (avec un plus bas à 1,033 $) versus 1,048 $ la veille. A noter aussi que certains agriculteurs polonais ont décidé de bloquer un passage de frontière important avec l’Ukraine pour protester contre la politique agricole menée par l’Union européenne, et notamment en ce qui concerne l'accord de libre-échange UE/Mercosur. A surveiller, le gouvernement indien a indiqué qu’il avait abaissé sa prévision de production de blé, en raison de températures plus élevées que la normale dans certaines régions de production importantes.
Côté maïs, la séance a été animée par des ventes techniques et de la part des fonds. Les acteurs du marché observent les évolutions de la météorologie en Argentine et au Brésil avec des pluies prévues pour ce début de semaine dans certaines régions de production. Les perspectives semblent bonnes tout aussi bien en alimentation humaine et en nutrition animale que pour les biocarburants. Sur le grand export, l’origine Argentine devient compétitive face aux marchandises états-uniennes. Le Mexique s’inquiète des conditions commerciales à venir avec l’arrivée du nouveau président des Etats-Unis au pouvoir en janvier 2025. Son attitude face à la promotion des biocarburants, et donc de l’éthanol, commence aussi à soucier certains opérateurs. Le prochain rapport USDA sur l’offre et la demande mondiales agricoles (Wasde) est prévu pour le 10 décembre, celui de la Conab au Brésil le 12 décembre. En France, le maïs a suivi les évolutions du blé sur Euronext et de son homologue sur le CBOT.
Sur le CBOT, les fonds étaient à la vente vendredi en maïs et en blé.
Les cours du pétrole « ont pris de la vitesse vendredi, après un moment d'hésitation en début de journée, les risques liés au conflit en Ukraine outrepassant les inquiétudes sur l'offre et la demande, ainsi que l'envol du billet vert », selon l’AFP.
L’avocate Brooke Rollins, 52 ans, et considérée comme une « conservatrice traditionnelle », a été nommée secrétaire à l'Agriculture aux Etats-Unis. Après la rencontre au sommet entre le Brésil et la Chine la semaine dernière, le président Xi Jinping a encouragé les deux pays « à poursuivre et à approfondir leur collaboration en matière de stratégies de développement, et à renforcer la coopération dans des domaines tels que l’aérospatiale, les sciences et technologies agricoles et l’énergie non polluante », selon CGTN China Global Television Network. En France, le Sénat entame l’examen du projet de loi de finances concernant le budget 2025, jusqu’au 12 décembre. Enfin, la COP 29 a trouvé un accord pour investir 300 milliards de dollars par an pour lutter contre le changement climatique, loin des 1 000 milliards un temps annoncé. Cet accord a été jugé décevant, voire très décevant, par un certain nombre de pays, notamment parmi les pays dits du Sud.
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