L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 25 et 26 décembre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs n’ont pas évolué sur le marché physique français entre le 25 et le 26 décembre, les opérateurs étant en grande partie en congés en cette fin d’année. Rappelons qu’Euronext était fermé ce jeudi 26 décembre, alors que le CBOT a rouvert ses portes.
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Les cours du blé et du maïs à Chicago ont rebondi, ce 26 décembre, en raison d’achats massifs de la part des fonds d’investissement après une journée-et-demi de fermeture du marché à terme états-unien. Les cotations du maïs ont même atteint leur plus haut niveau depuis six mois sur l’échéance mars. Il faut dire que les températures en Argentine sont élevées pour la saison et que les averses ne sont attendues que la semaine prochaine, avec un risque de sécheresse prolongée. Au Brésil, la valeur du réal face au dollar va certainement pousser les agriculteurs brésiliens à planter massivement du maïs après la récolte de soja, ce qui augure d’une importante récolte de maïs safrinha. Les marchés attendent la publication ce jour des ventes hebdomadaires à l’exportation états-uniennes par l’USDA.
L’appel d’offres algérien lancé le 23 décembre se serait soldé par l’achat de 1,17 Mt de blé, à livrer sur février-mars, en origines opérationnelles. Les origines du pourtour de la mer Noire seraient privilégiées, au vu de leurs prix attractifs.
A noter qu’en 2024, la production céréalière de la Chine a dépassé pour la première fois les 700 millions de tonnes (Mt) : elle s’élève à 706,5 Mt, en hausse de 1,6 % sur l’an dernier, selon les données du Bureau des statistiques local, diffusées le 26 décembre et rapportées par World Grain. Les entreprises d’Etat chinoises vont pour la deuxième année consécutive acheter plus de 400 Mt de céréales aux agriculteurs : en 2024, ce sont 420 Mt qui seraient ainsi acquises. Le gouvernement chinois déclare qu’à fin 2023, la capacité des entrepôts standards de la Chine, en bon état, dépassait les 700 Mt, soit en hausse de 36 % par rapport à 2014. Pour rappel, en début de semaine, la Chine a lancé un plan décennal (2024-2035) pour stimuler la consommation de céréales et développer l’industrie de transformation céréalière, afin d’améliorer la sécurité alimentaire du pays.
Par ailleurs, en Arabie saoudite, un nouveau terminal de manutention des grains a été inauguré sur le port commercial de Yanbu, selon World Grain. Il dispose d’une capacité de stockage de 156 000 t, composée de douze silos d’un volume global de 96 000 t et d’un entrepôt à plat de 60 000 t. Il peut traiter jusqu’à 3 Mt de grains par an – du blé mais également de l’orge, du maïs et du soja – grâce à une capacité de déchargement de 8 000 tonnes à l’heure.
Côté macroéconomie, les cours du pétrole ont reculé jeudi dans un marché peu fréquenté au lendemain de Noël, les opérateurs réévaluant l'impact des récentes annonces de Pékin sur la relance de l'économie chinoise, selon l’AFP. La Chine, premier importateur mondial de pétrole, a annoncé la mise en place d'une politique budgétaire « encore plus active » pour 2025, notamment pour soutenir une consommation toujours fragile, ouvrant la voie à une « augmentation » de son déficit, explique le média. L’euro n’a guère évolué face au dollar entre le 24 et le 27 décembre, passant de 1,040 $ à 1,041 $.
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Marchés physiques français du 26 décembre 2024 (base juillet pour les céréales)
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