L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 3 et 4 septembre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prix du blé tendre ont progressé entre les séances du 3 et du 4 septembre sur Euronext et le marché physique français. Ceci en raison d'une demande internationale qui se manifeste, notamment en origine états-unienne, faisant grimper les prix sur le CBOT à Chicago. Ajoutons à cela les difficultés de semis des cultures d'hiver en zone mer Noire, en raison de la sécheresse et un marché qui enregistre la baisse de récolte dans l'UE. Ainsi, l'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) vient d'annoncer son estimation de production de blé tendre français pour 2024 : elle se situe sous la barre symbolique des 26 Mt, à 25,98 Mt précisément. Les prix du maïs et de l'orge fourragère ont également gagné du terrain sur le marché physique français.
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En blé, la hausse de la demande internationale s'exprime notamment par le rebond des exportations états-uniennes, ainsi que les derniers achats taïwanais, pour 101 700 t de marchandise états-unienne, et japonais, pour 87 660 t en origines Canada et Etats-Unis. Des achats techniques sont également survenus. À plus long terme, selon des analystes de l’AHDB (Agriculture and horticulture development board) au Royaume-Uni, « les perspectives toujours favorables pour la production australienne pourraient apporter une certaine détente des stocks de blé des principaux exportateurs mondiaux cette saison ».
Idem en matière d’orge fourragère dont la production australienne alimente traditionnellement la Chine. Mais des informations de marché de diverses origines font état, depuis quelques semaines, d’achats chinois qui pourraient se révéler moindres que prévu en raison d’une production locale plutôt abondante et une demande plus faible qu’attendu précédemment. Autant de marchandises australiennes qui pourraient devoir se trouver d’autres débouchés, et ainsi concurrencer les origines européennes.
Du côté du maïs, la hausse des cours sur Euronext s'explique par le renchérissement observé à Chicago. Les exportations états-uniennes se dynamisent, témoignant d'une bonne dynamique de la demande internationale. Ajoutons à cela que l'Union européenne sera très déficitaire en maïs cette année.
Le rapport hebdomadaire d'Euronext sur les positions des utilisateurs de ses contrats à terme blé tendre et maïs du 4 septembre révèle que les opérateurs non commerciaux ont réduit leurs positions nettes courtes de 5 200 lots entre les 23 et 30 août, pour tomber à environ 119 000 lots en blé. Ils ont relevé leurs positions nettes courtes de 1 600 lots en maïs, pour tomber à 3 000 lots.
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Export et import européens au 1er septembre, en tonnes : (source : Commission européenne)
en tonnes
Cumulé 2024/25
S9 2024/25
Cumulé 2023/24
S9 2023/24
Blé tendre (export)
4 380 665
301 963
5 656 084
618 009
Orge (export)
1 320 781
96 081
1 805 998
54 206
Maïs (export)
147 034
2 771
222 963
6 144
Maïs (import)
3 527 688
57 655
2 906 691
363 809
Marchés physiques français du 4 septembre 2024 (base juillet pour les céréales)
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