L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 28 et le 29 novembre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère en sympathie, et du maïs ont légèrement reculé sur le marché physique français entre le 28 et le 29 novembre, dans le sillage d’Euronext. Il faut dire que l’euro s’est renforcé face au dollar, rendant les marchandises européennes, et en l’occurrence françaises, moins compétitives sur la scène internationale. Les cotations du blé dur sur les places hexagonales n’évoluaient pas d’un jour sur l’autre. Côté champs, la récolte de maïs française, en retard mais abondante, pèse sur le marché, tandis que les bonnes conditions de culture (meilleures que l’an dernier à pareille époque) permettent une rapide avancée des semis hexagonaux, qui sont en passe de se terminer en blé tendre et orge d’hiver, ceux du blé dur étant aux deux tiers réalisés.
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Sur le CBOT, fermé jeudi toute la journée avec une séance écourtée vendredi pour cause de Thanksgiving, le contrat blé se repliait en cette fin de semaine également tandis que le contrat maïs renchérissait dans le même temps.
Le ministère de l’Economie russe a annoncé que le quota à l’exportation de blé sur la période du 15 février au 30 juin 2025 s’élève à seulement 11 Mt, contre 29 Mt l’an dernier sur la même période, ce qui va permettre au blé argentin et australien de mieux se positionner sur le marché international. Et ce, d’autant plus que les niveaux de prix FOB de l'Argentine continuent d'être au centre de l'attention, car ils ont été nettement moins chers que ceux de la Russie tout récemment, toujours à 212 $/t contre la Russie à 225 $/t, selon StoneX. Par ailleurs, une taxe flottante à l’export sur le blé russe est à l’étude, rapporte le gouvernement russe, ce qui limiterait d’autant plus la compétitivité du blé russe sur le marché mondial. Concernant le maïs, l’orge et le seigle russes, leur exportation est purement et simplement interdite du 15 février au 30 juin 2025, selon la même source.
La Russie et le Maroc ont signe le 29 novembre à Casablanca un protocole d’accord visant à faciliter l’exportation de céréales russes vers le royaume marocain.
Concernant le pétrole, ses cours se sont repliés entre le 28 et le 29 novembre, « plombés par le report de la réunion semestrielle de l'Opep+, laissant supposer des divergences internes », selon l’AFP. Ce dernier a instillé l'idée qu’ « une décision choc » visant à augmenter la production du cartel, « dans une guerre des prix pour défendre sa part de marché mondiale », était encore possible, raconte Han Tan, analyste chez Exinity.
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Fondamentaux :
Brésil, maïs, production : 132,7 Mt, à comparer aux 127 Mt de l’USDA (source : Agroconsult).
Commerce international :
Etats-Unis, blé, ventes hebdomadaires à l’exportation : pour la semaine se terminant le 21 novembre, 366 800 t, dans les attentes des opérateurs (source : USDA) ;
Etats-Unis, maïs, ventes hebdomadaires à l’exportation : pour la semaine se terminant le 21 novembre, 1 130 100 t, dans les attentes des opérateurs (source : USDA).
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