Pour le négoce agricole, la progression du nombre de CEPP « traduit les efforts considérables des distributeurs » pour réduire les pesticides. Crédits : © Jean-Charles Gutner

L'expérimentation des certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP) a été inscrite dans la loi d’avenir du 13 octobre 2014, une loi destinée à développer l’agroécologie pour une agriculture performante sur le plan économique, environnemental et social.

En forte augmentation... avec une forte marge de progression

Dans son bilan sur la mise en œuvre de ces CEPP, publié le 9 septembre au Bulletin officiel, le ministère de l'Agriculture montre des résultats 2020 en forte hausse.  « Le taux de couverture des obligations est en forte augmentation » : il passe de 24,9 % à 38,6 % entre 2019 et 2020, souligne le rapport. Ce ratio exprime le nombre de CEPP obtenus par rapport au nombre d’obligations des distributeurs, qui sont tenus de réaliser des actions visant à favoriser la réduction des phytos. Bien qu’en hausse, cet indicateur montre une forte marge de progression, les obligations pour 2020 correspondant à 60 % de celles de 2021.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

3,8 millions de CEPP en 2020

La Fédération du négoce agricole (FNA) juge néanmoins « énorme » le nombre de CEPP obtenus, qui grimpe de 2,5 à 3,8 millions. « Cette évolution traduit les efforts considérables des distributeurs » pour réduire les phytos, déclare son délégué général François Gibon. Et de pointer la « complexité » du dispositif des CEPP, ainsi que le nombre « insuffisant » d’actions standardisées. Le 2 mars 2021, la FNA a lancé un appel à la mobilisation pour ajouter des fiches-action, visant un objectif de 200 publiées à fin 2023. Elles sont au nombre de 82 en 2020, soit 17 nouvelles, d’après le bilan.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires