Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé le 28 août la suspension du Parlement, de la deuxième semaine de septembre jusqu’au 14 octobre, afin d’entraver l’opposition parlementaire à une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’UE. « Si, comme je l’espère, un accord avec l’UE est imminent, le Parlement aura la possibilité d’adopter la loi sur l’accord de retrait nécessaire pour la ratification avant le 31 octobre », a indiqué le Premier ministre dans un communiqué. Le Royaume-Uni devra régler la facture de 43 milliards d’euros pour solder ses engagements auprès de l’UE même en cas d’absence d’accord (ou « no deal ») lors du Brexit, a prévenu le 26 août la Commission européenne. Mais, pour Boris Johnson, si le Royaume-Uni quittait l’UE sans accord, il n’aurait pas à régler cette somme qu’il compte utiliser pour gérer les conséquences du Brexit.
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