Echéanciers de paiements, prise en charge des cotisations, lutte contre le mal-être agricole : la MSA a mis en place différents dispositifs pour soutenir les agriculteurs touchés par la sécheresse et les canicules de l’été 2026, soutiennent ses représentants le 29 septembre en conférence de presse à Paris.
« Face à une crise exceptionnelle, les agriculteurs et les salariés n'attendent pas un énième plan […] Ils attendent la mise en place de mesures, et des réponses ». En conférence de presse le 29 septembre à Paris, le président de la caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA) Jean-François Fruttero défend les actions portées par la sécurité sociale agricole après l’été 2026, marqué par la sécheresse, les canicules et les incendies. La MSA propose des aides financières d’urgence d’action sanitaire et sociale, et des échéanciers de cotisations. Un « plan incendie » permet des remises de majoration et de pénalités. Le Fonds national d'action sanitaire et sociale (FNASS) a notamment été mobilisé à hauteur de 4,2 millions d’euros (M€) pour les ressortissants les plus impactés, montant qui reste soumis à validation du conseil d’administration de la MSA. Les dispositifs dédiés au mal-être agricole ont aussi été davantage mobilisés et donc renforcés, comme la plateforme Agri’Ecoute, l’aide au répit (épuisement professionnel et administratif), ou le service de remplacement.
65 millions d’euros dédiés à la prise en charge des cotisations sociales pour 2026
Un total de 65 M€ est aussi dédié à la prise en charge des cotisations sociales pour 2026, avec notamment 15 M€ pour les évènements climatiques majeurs issu du plan sécheresse (Casi), et des mesures sur le gazole non routier (GNR). La MSA indique attendre désormais le retour du ministère de l’Agriculture pour que les caisses de MSA réalisent l’affectation des aides dans les factures finales des exploitants. « On espère avoir un retour le plus rapidement possible et avant la fin de l’année», soutient Jean-François Fruttero.
Durant l’été, l’ensemble des 35 caisses ont été mobilisées pour soutenir leurs adhérents, et des initiatives locales ont été prises, selon la MSA. Des financements des bilans comptables ont par exemple été mis en place, ainsi que des RSA dérogatoires, des paniers alimentaires ou des relogements d’urgence lors des incendies.
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Une « veille territoriale » avec le réseau des sentinelles agricoles
La sécurité sociale agricole dit aussi participer aux réunions des cellules départementales des préfets en lien avec le plan sécheresse, notamment sur la question du mal-être en agriculture. Une « veille territoriale » a par ailleurs été activée, à l’aide du réseau des sentinelles agricoles dont plus de 3700 ont été formées entre janvier et juin 2026 (11 800 sentinelles au total). La MSA se donne désormais l’objectif de contacter 200 000 exploitants ou salariés agricoles d’ici la fin de l’année pour faire un point sur leur situation.
La convention d’objectifs et de gestion (COG) 2026-2030, négociée avec l’Etat et récemment signée par la MSA, permettra aussi d’améliorer la prévention du mal-être agricole. Le budget pour ces dispositifs sera de 10 M€ par an, soit +50 % par rapport à l’ancienne COG, se félicite la MSA. Et les crédits consacrés à l’action sanitaire et sociale seront aussi augmentés. La nouvelle COG prévoit cependant une diminution de 5 % des effectifs de la MSA entre 2026 et 2030. La MSA indique vouloir réaliser des gains de productivités, tout en maintenant ses effectifs de terrain et son rôle dans l’accompagnement social des agriculteurs et de leurs salariés.