VENDANGES Belles couleurs, bonnes odeurs, bon augure !

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Les orages de la mi-août ont été salvateurs pour les vignes et les raisins. Crédits : © David Pélissier

Après avoir frissonné tout l'été, les vignerons et viticulteurs puydômois retrouvent des couleurs. Les vendanges devraient se terminer ce week-end et le premier bilan laisse présager d'une récolte sauvée voire même "exceptionnelle" pour certains.

Le tournant du 15 août

À l'heure où ces lignes sont rédigées, près de 70% du vignoble puydômois a été vendangé. Le premier bilan quantitatif est d'ores et déjà qualifié "de superbe année" par Gilles Vidal, président de la Fédération viticole du Puy-de-Dôme. Même David Pélissier, vigneron à Boudes dont certains ceps "séchaient sur place sous l'effet de la sécheresse" estime que cette année "sera un bon millésime".
Les vignerons et viticulteurs puydômois ont pourtant eu leur lot de sueurs froides durant la période estivale. Les fortes chaleurs et le manque d'eau, dès le mois de juin, ont pénalisé la croissance végétative des vignes. Sur les coteaux superficiels de Boudes, au sud du Puy-de-Dôme, "certaines vignes n'avaient pas plus de 25 à 30 cm de feuillages contre deux mètres habituellement". L'intensification de la sécheresse n'arrangeait rien à l'affaire et laissait déjà entrevoir le pire "nous avons craint de ne pas avoir de raisin".
Les orages du 15 août ont été salvateurs. "Nous avons eu une chance inouïe (...) nous sommes bénis des Dieux " souligne Gilles Vidal. Dès lors, les vignerons et viticulteurs puydômois ont constaté "une explosion" des grappes. Les raisins se sont gorgés d'eau avant le retour du soleil et des chaudes journées. "Ils n'ont pris que de la qualité depuis." Ils attendent désormais la fin des vendanges pour dresser un bilan définitif de cette saison.

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Chez les vignerons, les premières vinifications débutent

Dans sa cave, David Pélissier lutte avec les levures "elles ont été fragilisées par les dernières chaleurs, ce ne sont pas des athlètes de haut niveau !". Le vigneron est toutefois satisfait "les jus ont une belle couleur et une bonne odeur". Rendez-vous dans quelques mois pour savoir si le vin est bon.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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