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Agneau, saumon, whisky, ces produits qui coûtent plus cher à cause des élections législatives

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Avec l'évolution des taux de change, les importations de produits britanniques sont plus onéreuses Crédits : © Virginie Pinson

Lorsque Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale le 10 juin dernier, l’euro a pris un coup de mou face à la livre sterling. Depuis, la monnaie britannique est restée plus forte, ce qui rend les importations en provenance du Royaume-Uni plus onéreuses, mais facilite les exportations.

Le Royaume-Uni est le cinquième client agro-alimentaire de la France, et la France en est le second fournisseur. Les liens commerciaux entre les deux pays sont donc très forts et la récente chute de l’euro par rapport à la livre sterling, dans la foulée de la décision surprise du président Macron de dissoudre l’Assemblée, les impacte. 

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Les produits britanniques comme l’agneau coûtent plus cher

Les exportations britanniques sont très concentrées sur les produits transformés, le whisky et les produits d’épicerie et la viande. Ainsi l’Idele donne l’exemple de la viande ovine. Alors que l cours de l’agneau britannique dépasse largement son niveau des années passées sous l’effet de la baisse de production, ce jeu de change renchérit encore plus l’agneau anglais une fois arrivé en France. Une tension supplémentaire sur un marché déjà marqué par le manque d’agneau espagnol pour fournir l’Aïd, les agneaux ibériques partant vers le Maroc. Autre produit concerné, le saumon d’Écosse.  

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Un contexte plus favorable aux exportations vers le Royaume-Uni

Pour le Royaume-Uni, qui est structurellement importateur, avec un indice d’autosuffisance global autour de 60 % des dernières années selon FranceAgriMer, c’est une aubaine pour son commerce extérieur. La part des importations britanniques en provenance de l’UE est de 67 % en 2022, un chiffre en baisse. Le Royaume-Uni importe surtout, dans l’ordre, des produits d’épicerie, des fruits et légumes, de la viande et des produits carnées et des vins et spiritueux.

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Pour la France, c’est un atout pour les exportations de vins et spiritueux et les produits d’épicerie, qui constituent la moitié de nos envois à travers la Manche. Les produits laitiers et les fruits et légumes devraient aussi en profiter. 

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