68 installations aidées en 2022

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« Les jeunes qui ont envie de s’installer s’installent », souligne Cédric Fournier, président des Jeunes agriculteurs de l’Allier. Crédits : © JA03

Pouvez-vous nous présenter l’association des Jeunes agriculteurs ?

Cédric Fournier : Nous sommes 200 adhérents répartis sur 13 cantons. Le thème de l’assemblée générale cette année, c’est l’adaptation au changement climatique, et son impact sur nos exploitations et ce que l’on peut mettre en place.

Quelle est votre actualité ?

C.F : L’actualité du moment, c’est le coût de l’énergie, et comment l’on y fait face sur nos exploitations. C’est aussi comment installer des jeunes aujourd’hui et comment renouveler les générations d’agriculteurs qui partent en retraite.

Les agriculteurs sont-ils nombreux aujourd’hui à approcher de la retraite ? Est-ce un défi pour les jeunes ?

C.F : Au niveau de l’élevage, la moitié du cheptel dans l’Allier est détenue par des éleveurs qui ont plus de 50 ans. L’objectif, c’est donc la transmission des exploitations. Nous sommes aussi mobilisés sur tout ce qui est normes et contraintes environnementales et administratives, qui peuvent freiner les jeunes dans leurs projets.

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Combien compte-t-on de nouvelles installations en 2022 ? Est-il difficile aujourd’hui pour les jeunes d’accéder à une installation ?

C.F : L’an dernier, il y a eu 68 installations aidées, de jeunes qui ont suivi un parcours avec la Chambre d’agriculture et qui ont touché la DJA (Dotation jeune agriculteur), une dotation régionale. Oui c’est difficile parce que l’on n’a pas beaucoup de visibilité sur les tarifs, les prix de charge et de vente. C’est difficile parce que les capitaux sont de plus en plus importants et les taux d’intérêt de plus en plus élevés.

Sur quels leviers pouvez-vous vous appuyer pour y faire face ?

C.F : Il y a la loi Égalim, issue des Etats généraux de l’alimentation, qui doit permettre d’engager une partie de la production en contrat, mais celle-ci peine à se mettre en place. On se bat depuis plus d’un an pour ça. Nous essayons aussi de travailler avec les cédants pour s’entendre sur la valeur des exploitations. Aujourd’hui, les jeunes qui ont envie de s’installer s’installent. Les installations dans l’Allier sont stables. Après, les jeunes sont accompagnés et nous sommes là pour ça.

 

Des animations reconduites en 2023

Chaque année, les Jeunes agriculteurs de l’Allier organisent des animations afin de dynamiser le territoire. En 2023, l’association renouvellera sa balade solidaire, dimanche 4 juin, en partenariat avec Groupama. Les fonds récoltés devraient être reversés à l’association de lutte contre les maladies rares. Samedi 29 juillet, l’association organise une pause fermière à Saint-Pourçain-sur-Sioule. Enfin, l’événement incontournable c’est Terr’en fête, samedi 9 et dimanche 10 septembre, avec le concours de labours départemental et cantonal.



<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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