Souveraineté alimentaire 54 % des Français et 49 % des agriculteurs estiment que la production française ne suffit pas à nourrir la population

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Français et agriculteurs partagent de nombreux avis sur la souveraineté alimentaire française. Crédits : © Agri-Ethique

Pour la première fois, Agri-Éthique, avec Toluna Harris Interactive, a interrogé 1 058 Français et 305 agriculteurs afin de croiser leurs regards dans un baromètre inédit consacré à la souveraineté alimentaire. Décryptage des résultats.

La souveraineté alimentaire arrive en 6e  position des grandes préoccupations citoyennes - après la santé, le pouvoir d’achat, l’éducation, la sécurité et l’emploi - mais avant la protection de l’environnement. Tel est l'enseignement d'un baromètre organisé par Agri-Éthique et Toluna Harris Interactive via l'interrogation en ligne de 1 058 Français et 305 agriculteurs en janvier et février derniers sur le thème « La souveraineté alimentaire, Quelles perceptions des Français et des agriculteurs ? ». 

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La France dépend trop des importations selon les Français et les agriculteurs

De ce baromètre ressort un sentiment d’inquiétude : 54 % des Français et 49 % des agriculteurs estiment que la production française ne suffit pas à nourrir la population. Par ailleurs, 82 % des agriculteurs et 87 % des Français estiment que La France dépend trop des importations.

Afin de remédier à cette situation, 91 % des Français considèrent que l’État doit être le responsable de la souveraineté alimentaire. Pourtant, à peine 32 % lui font confiance pour y parvenir. Pour les agriculteurs, la désillusion est plus profonde : si les Français doutent de l’action publique, eux, n’y croient plus puisque seulement 11 % d’entre eux  ont confiance en l’État pour garantir la souveraineté alimentaire. Il est à noter que 87 % des Français font confiance aux agriculteurs pour la garantir.

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Le prix payé aux agriculteurs : clé de voûte de la souveraineté alimentaire

Le revenu agricole apparaît comme essentiel. Ainsi 89 % des agriculteurs et 88 % des Français estiment que le prix payé aux agriculteurs est la clé pour renforcer la souveraineté alimentaire. Derrière ces questions se cache une réalité économique souvent ignorée : un grand nombre d'agriculteurs ne sait pas si leur travail sera rentable d'une année sur l'autre. Ce que demandent les agriculteurs, ce ne sont pas des prix élevés, ce sont des prix prévisibles et équitables. Il faut souligner que 95 % des agriculteurs citent la concurrence déloyale des importations comme un enjeu important.

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L’importance des contrats pour les agriculteurs

Autres points essentiels pour les agriculteurs : 93 % considèrent la volatilité des prix comme un problème majeur, 88 %  souhaitent des contrats pluriannuels avec prix et volumes garantis, et se disent prêts à se déconnecter des prix du marché des matières premières et 50 % seraient prêts à signer un contrat à prix stable même en période de hausse des cours du marché.

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79 % des Français accepteraient une hausse de prix comprise entre 3 et 5 % pour soutenir un modèle agricole plus souverain

Du côté des consommateurs, 79 % des Français se déclarent être prêts à faire évoluer leurs habitudes pour soutenir un modèle agricole plus souverain, avec une hausse de prix acceptable de 3 à 5 %. Par ailleurs, 63 % des Français font attention aux mentions d'origine sur l'emballage et56 % des Français utilisent les labels pour vérifier l’origine des produits. Ils sont 63 % à souhaiter que le label soit contrôlé par un organisme certificateur indépendant, également 36 % désirent qu’il garantisse une rémunération équitable et durable aux agriculteurs.

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