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« Après le pic de lactation, on adapte la ration des chèvres »

Une fois passé le pic de lactation, il faut réajuster la ration pour éviter de suralimenter les chèvres. Conseils de saison avec Bertrand Bluet de l’Institut de l’élevage.

<em class="placeholder">Chèvres alpines mangeant du foin</em>
La production laitière représente la moitié des besoins alimentaires de la chèvre. Quand la production baisse, on peut réduire le niveau de concentrés ou distribuer des fourrages un peu moins bons.
© G. Beroud
<em class="placeholder">Bertrand Bluet, Institut de l’élevage</em>
Bertrand Bluet, Institut de l’élevage.

« Les rations sont généralement bien calées au pic de lactation, mais pas assez réajustées ensuite. Or, une fois le pic passé, la production laitière baisse progressivement et les besoins alimentaires diminuent vu que la production de lait représente environ la moitié des besoins totaux en pleine lactation. Ne pas ajuster la ration conduit à des pertes économiques vu que l’alimentation est surconsommée, des déséquilibres nutritionnels, voire des problèmes sanitaires, notamment des risques d’acidose.

« Soit on diminue les concentrés, soit on distribue des fourrages moins bons »

Le premier ajustement doit être fait juste après le pic, en recalant la ration sur la production réelle et non sur la production espérée. Les leviers dépendent des fourrages disponibles. Soit on dispose de fourrage de qualité constante et l’ajustement se fait principalement par la baisse des concentrés, soit on maintient le niveau de concentrés et on distribue des fourrages de moindre qualité. On se souviendra que les meilleurs fourrages doivent être réservés à la période allant d’un mois avant à deux mois après la mise bas. Dans tous les cas, l’objectif n’est pas de dégrader volontairement la ration, mais d’adapter les apports au plus près des besoins réels. Pour les chèvres en contre-saison, la ration doit en revanche intégrer un léger excédent énergétique afin de permettre la reprise d’état corporel.

Des notes d’état corporel au plus bas

Pour les troupeaux avec mises bas de saison, les mois d’avril et mai correspondent au niveau le plus bas d’état corporel. Au pic de lactation, il est normal d’avoir en moyenne 2,5 à 2,75 de note sternale d’état corporel et 2 à 2,25 de note lombaire. On peut descendre jusqu’à 2,25 en sternal et 1,75 en lombaire pour des chèvres très productrices mais des animaux excessivement maigres ou, à l’inverse, des chèvres trop grasses traduisent un déséquilibre de la ration.

Pour les troupeaux avec mises bas de contre-saison, les chèvres entrent dans la période de reproduction. Il faut permettre la reprise d’état mais sans toutefois suralimenter pour ne pas risquer de nuire à la fertilité. »

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