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Après l’agriculture, The Shift Project de Jean-Marc Jancovici lance des travaux sur l’alimentation

Après avoir étudié les contraintes, dépendances et risques qui pèsent sur le système agricole français, le Shift Project de Jean-Marc Jancovici lance de nouveaux travaux pour explorer l'aval du système agroalimentaire avec le projet « Manger en 2050 : vers un système alimentaire bas carbone, résilient ​et prospère​ ».

table avec différents plats
The Shift Project lance des travaux sur le secteur agroalimetaire.
© Commission européenne

The Shift Project, le groupe de réflexion créé par Jean-Marc Jancovici, après avoir étudié les contraintes, dépendances et risques qui pèsent sur le système agricole, s’attaque à de nouveaux travaux : l’alimentation. C’est pour explorer l’aval du système agroalimentaire qu’il lance le projet  « Manger en 2050 : vers un système alimentaire bas carbone, résilient et prospère ».

A relire : The Shift Project de Jean-Marc Jancovici lance ses travaux pour une « agriculture résiliente, bas carbone et prospère »

Le secteur agroalimentaire est confronté à des défis et enjeux majeurs

Le secteur agroalimentaire qui fait face à des défis majeurs, environnementaux, économiques et géopolitiques, doit aussi répondre aux attentes croissantes de la société en matière de nutrition et santé, d’impact environnemental. Aujourd’hui, il faut faire face à des enjeux d’accessibilité à une alimentation de qualité, de coûts sociaux, de compétitivité pour le secteur, de partage de la valeur entre les maillons de la chaîne. À cela s’ajoutent des vulnérabilités croissantes liées à la dépendance énergétique et aux intrants importés qui posent la question de la souveraineté alimentaire. Ces questions se déclinent à toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la production à la consommation, en passant par les différentes étapes de transformation, la distribution et la restauration.

« Renforcer la résilience, la durabilité et la performance du système agroalimentaire »

C’est dans ce contexte que s’inscrit ce projet, « avec l’ambition de renforcer la résilience, la durabilité et la performance du système agroalimentaire, le tout en associant les acteurs économiques à chaque étape pour identifier avec eux les vulnérabilités de leurs chaînes de valeur, et les perspectives qui s’offrent à eux » expliquent les initiateurs du projet.

Lire aussi : « L’alimentation est un droit humain pour tous » : que contient une initiative citoyenne européenne en quête d'1 million de signatures ?

Vers une alimentation accessible, décarbonée et résiliente

Le but de ce projet est donc de définir les conditions d’une transformation du système alimentaire afin que celui-ci devienne bas carbone, résilient et prospère​. Pour ce faire, le cercle de réflexion va réaliser une évaluation des contraintes physiques actuelles et futures, les vulnérabilités et les risques auxquels est et sera confronté le secteur agroalimentaire et leurs implications socio-économiques​. Il va établir un dialogue avec les acteurs du système alimentaire​ et proposer des trajectoires en faveur d’une alimentation accessible, décarbonée et résiliente​. Il est également prévu qu’il produise et porte des recommandations coconstruites auprès des acteurs compétents.

A relire : Snanc : que retenir de la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat 2025-2030 mise en consultation ?

Le rapport final attendu au premier trimestre 2027

L’équipe projet a prévu d’associer les parties prenantes du secteur au travail mené, à travers des groupes de travail, un Comité de suivi stratégique et un Conseil scientifique. Les premiers mois de 2026 seront consacrés au travail de recherche et de production. La publication du rapport intermédiaire et les ateliers collaboratifs auront lieu à la fin du deuxième semestre 2026. Le rapport final devrait être livré lors du premier trimestre 2027.

Lire aussi : Agri2050 lancé avec Jean-Marc Jancovici le 29 novembre dans une ferme : quel est l’objectif de cette communauté ?

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