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Système de production pâturant et traite robotisée

Une étude menée par l’Institut de l’élevage a permis le suivi de vingt élevages français conciliant traite robotisée des vaches et système pâturant.

© Émeline Bignon

L’arrivée d’un robot de traite est souvent accompagnée d’une diminution voire d’une suppression du pâturage dans la ration des vaches laitières. La question se pose cependant de l’intérêt économique et de l’autonomie alimentaire. « Un programme de recherche Casdar robot et pâturage a été mis en œuvre sur trois ans pour proposer des solutions techniques aux éleveurs. Vingt fermes pilotes réparties sur le territoire dans des contextes très variés (plaine et montagne) ont été suivies. L’impact du passage au pâturage sur les performances laitières, le coût alimentaire et le travail d’astreinte ont été évalués, afin de trouver des solutions pratiques pour combiner robot et pâturage », explique Valérie Brocard de l’Institut de l’élevage.Dans les élevages, la distance moyenne entre la parcelle la plus éloignée et le robot est de 500 mètres et varie de 100 à 950 mètres. Concernant l’accès au pâturage depuis le robot, deux solutions efficaces sont possibles et doivent être envisagées dès l’installation de la stalle. Soit le robot est installé près de la sortie du bâtiment en direction du pâturage et oriente les vaches après la traite ; soit ce n’est pas le cas et il faut alors installer une porte de tri supplémentaire en bout de bâtiment. Elle offre un gain de temps important à l’exploitant mais représente un investissement conséquent de 5 000 à 8 000 euros selon les élevages. « Les éleveurs n’ont pas modifié leur mode de pâturage avec l’arrivée du robot et le choix effectué reste lié aux habitudes régionales. La diversité des fermes pilotes a démontré que pâturer avec un robot est possible dans tous les types de systèmes. » Avec des surfaces allant de 18 à 50 ares d’herbe pâturée par vache, les élevages ont valorisé en moyenne 1,5 tonne de matière sèche d’herbe pâturée par vache laitière et par an, ce qui correspond à l’ingestion d’herbe de la vache laitière moyenne française. Le recours aux stocks en période de pâturage reste élevé en raison de la surface pâturée, mais également de l’utilisation du complément pour faire revenir les vaches au bâtiment. Globalement, le pâturage s’accompagne d’une réduction des quantités de concentrés distribuées (un kilo par jour par vache laitière). Toutefois, au sein de l’échantillon, les élevages les plus économes semblent être aussi plus demandeurs en déplacements pour récupérer les vaches au champ.

La suite dans le Réveil Lozère, page 10, édition du 12 mars 2015.

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