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Xavier Dorchies, Directeur stratégie et développement d’Avril, Directeur général délégué de Sofiprotéol. « Notre action repose sur deux piliers : la structuration industrielle et l’accompagnement des filières »

La profession agricole constate régulièrement une perte de compétitivité de la ferme France par rapport à d’autres pays européens. Mais ce n’est pas une fatalité. Xavier Dorchies, directeur stratégie et développement d’Avril, explique comment son groupe agit pour contribuer à structurer la filière oléoprotéagineuse, mais aussi pour accompagner les autres filières agricoles françaises.

En quoi votre modèle de filière aide à la compétitivité de l’agriculture française ?

Xavier Dorchies : Un atout majeur de l’organisation en filière, c’est la capacité à connecter entre eux les différents maillons de la chaîne de valeur, pour une meilleure efficience collective. Dans la filière oléoprotéagineuse, nous avons organisé, structuré et sécurisé des débouchés créateurs de valeur pour chacun des acteurs de cette filière. Par exemple, à travers la mise en œuvre d’une politique d’industrialisation et d’innovation tournée vers l’intérêt collectif, Avril a, dès le début des années 80, relancé et restructuré l’industrie de la trituration en France.  Et depuis le début des années 90, nous sommes pionniers dans l’organisation d’une filière biodiesel compétitive.

Plus proche de nous aujourd’hui, nous contribuons à répondre aux enjeux de souveraineté et de compétitivité des filières d’élevage, avec par exemple, grâce à notre filiale Sanders, leader de la nutrition animale, la structuration d’une filière soja française. Et, plus récemment, nous nous sommes mobilisés pour le sauvetage d’Eurolysine, et de son unité de production de lysine située à Amiens, la dernière en Europe.. Nous y investissons 130 millions d’ici 2030.

Et, si nous nous tournons vers demain, nous accompagnons les acteurs de l’aval dans la mise en œuvre de leur stratégie climat et décarbonation, et nous y contribuons en orchestrant leur connexion avec les acteurs de l’amont agricole.

 

Au-delà de votre propre filière oléoprotéagineuse, comment accompagnez-vous les secteurs agricoles et agroalimentaires ?

A côté de son métier industriel, Avril c’est aussi un métier de financement des entreprises des secteurs agricoles et agroalimentaires avec Sofiprotéol qui agit comme une véritable banque de développement. Aujourd’hui nous accompagnons plus de 80 entreprises, dans le secteur végétal comme dans le secteur animal. 

Par le financement de l’amont à l’aval de ces filières, nous veillons à en consolider les différents maillons et favorisons l’émergence d’acteurs français performants et compétitifs.

Nous avons aussi une action de financement de l’innovation en lien avec les organisations interprofessionnelles et les acteurs économiques. Par exemple nous sommes en train de structurer avec les principaux semenciers, des organismes stockeurs et le soutien des pouvoirs publics, un programme de sélection ambitieux pour la filière pois protéagineux français. Notre objectif est d’accélérer la sélection variétale pour répondre plus vite aux enjeux environnementaux et nutritionnels.

 

Quelles sont les conditions pour rester compétitif aujourd’hui ?

La première condition de la compétitivité, c’est la compréhension de ses marchés, de leur dynamique et la réponse aux attentes des clients et des consommateurs. C’est ensuite, bien évidemment, la performance économique et l’excellence opérationnelle. Puis, l’innovation est un levier majeur, qui sera d’autant efficace qu’elle sera collective. Enfin la performance environnementale qui va de pair avec la performance économique, est déterminante pour la soutenabilité du développement.

Notre organisation en filière permet d’activer efficacement ces quatre leviers. Elle favorise également la réponse et l’adaptation des acteurs aux enjeux tarifaires et réglementaires qui sont particulièrement d’actualité.

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