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Mieux connaître le comportement des poulets sur un parcours

En mars 2024 aux Journées de la recherche avicole, l’Inrae a fait part des résultats de deux études sur les comportements de poulets ayant accès à un parcours sur le même site expérimental.

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Les batiments d'essais au centre Inrae Le Magneraud de Surgères, en Charente-Maritime.
© P. Le Douarin (Archive)

 

 
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Julie Collet étudie la génétique du comportement des volailles à l'INRAE de Tours-Nouzilly © P. Le Douarin

Julie Collet a présenté le comportement d’utilisation d’un parcours de 2 500 m², fréquenté au printemps 2021 par trois souches de poulets à croissance très lente (16 g/j pour la souche double fin expérimentale), lente (26 g/j pour le label cou nu S757N) ou moyenne (36 g/j pour le certifié JA757), chaque souche ayant son parcours propre. Cent poulets par souche étaient équipés de puces RFID pour les repérer sur le parcours divisé en neuf zones par rapport au bâtiment (selon et distance et position frontale ou latérale). La chercheuse précise qu’il a fallu presque deux ans pour mettre au point le système de suivi RFID utilisant un réseau d’antennes réceptrices-émettrices.

 

 
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Pose d'une puce RFID à la station expérimentale Inrae du Magneraud © Inrae

Plus les poulets sont âgés et plus ils fréquentent le parcours, sans différence entre les sexes.

 

 
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Plusieurs antennes RFID sont positionnées sur le parcours pour géolocaliser les poulets pucés. © Inrae

La hausse de température a aussi tendance à augmenter la fréquentation extérieure et provoquer une répartition différente (stagnation ou tendance à la baisse du nombre total de zones explorées). Les comportements d’activité varient selon le type génétique, les plus actifs-explorateurs étant les poulets label.

 

 
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Les poulets ayant accès à un parcours passent énormément de temps dans le bâtiment © Inrae

Même si les poulets ont un accès libre au parcours, ils passent énormément de temps à l’intérieur du bâtiment.

Des comportements liés à la génétique

 

 
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Claire Bonnefous travaille désormais en Suisse, au département des sciences animales de l'Institut de recherche de l’agriculture biologique FiBL © P. Le Douarin

Claire Bonnefous a relaté l’impact d’un parcours arboré sur les performances, le statut métabolique et les indicateurs de santé et bien être de quatre souches à croissance lente (label S757N, Gauloise blanche à 23 g de GMQ, double fin expérimentale) et intermédiaire (JA757) élevées dans des parquets et des parcours parallèles et séparés. Les comparaisons de résultats portent sur des mâles « explorateurs » et « casaniers » différenciés à partir d’observations d’un opérateur et non des puces RFID. Pour toutes les souches, le poids et/ou le rendement des carcasses sont inférieurs chez les explorateurs, respectivement de 7 à 12 % et de 1 ou 2 %. Plus les poulets explorent, moins ils performent. La santé osseuse est aussi améliorée. Est-ce en lien avec une activité locomotrice plus élevée chez ces poulets ou à des différences physiologiques entre les lignées ?

 

 
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Des poulets cou nus à croissance lente sur un des parcours Inrae au Magneraud. © Inrae/ L. Ravon

La coloration jaune du filet est plus élevée chez les explorateurs double fin et JA, ces derniers ayant aussi une meilleure qualité du tibia (peut être liée à leur activité physique). En revanche, le dispositif expérimental ne permettait pas de connaître les consommations individuelles d’aliment et d’herbe. Aucun lien n’a été établi entre fréquentation du parcours et les critères de bien être (pododermatites, brûlure des tarses, comportement à l’abattage).

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