Le Gaévol affiche des marges en franche amélioration en poulet et en dinde
Les producteurs du Gaévol affichent depuis l’an passé des marges en franche amélioration, autant en poulets Princior qu’en dindes. Le contexte devrait permettre au groupement d’amplifier la dynamique des installations.
Les producteurs du Gaévol affichent depuis l’an passé des marges en franche amélioration, autant en poulets Princior qu’en dindes. Le contexte devrait permettre au groupement d’amplifier la dynamique des installations.
Lors de son assemblée générale annuelle qui se tenait à Pontivy (Morbihan) le 17 avril, le Gaévol a clairement affiché ses ambitions pour le futur : installer le maximum de producteurs dans les années à venir.
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Le premier groupement de volailles chair l’Ouest (321 éleveurs exploitant 644 bâtiments pour un peu moins de 745 000 mètres carrés de poulaillers en Bretagne, Pays de la Loire et Normandie) entend ainsi participer à l’ambitieux plan de reconquête de l’Anvol qui vise la construction de 2 200 poulaillers d’ici 2035 en France, toutes espèces confondues. « Gaévol doit être au premier rang de cette reconquête », a martelé le président du groupement, Fabrice Caro. Après une année 2025 où le groupement a perdu 13 éleveurs pour 67 000 mètres carrés de poulaillers, cette dynamique de l’installation est en train d’accélérer. « Un élevage vient d’être construit dans le Morbihan et nous avons connaissance de 25 projets pour 46 000 mètres carrés, plus ou moins avancés », précise Éric Mansuy, responsable espèce volaille chair chez Sanders et animateur du Gavéol Bretagne (80 % des producteurs du groupement). Selon lui, c’est clairement une dynamique nouvelle.
Nette amélioration des marges
2024 avait été une année compliquée. Le contexte économique s’est nettement redressé depuis le second trimestre 2025. En témoigne, pour les producteurs de poulets lourds sexés Princior (71,61 millions sur l’année, soit 1,377 million par semaine), la progression de la marge poussin-aliment par mètre carré et par lot de 2,11 euros pour atteindre 15,99 euros. Selon Éric Mansuy, "c’est le résultat d’une revalorisation des contrats producteurs effectuée en mars 2025 pour accompagner la hausse des charges en élevage, et d’une qualité renforcée « de l’aliment qui a entraîné l’amélioration du GMQ et de l’indice de consommation (1,53 N.D.L.R.) ». Si la marge PA ne progresse plus sur le premier trimestre 2026, le GMQ et l’IC restent stables. "En dinde (1,48 million de têtes en 2025, soit 28 558 par semaine), la progression constatée en 2025 (+ 1 euro sur la marge PA par mètre carré et par lot à 30,81 euros) s’est nettement renforcée sur le premier trimestre, souligne Éric Mansuy. La séquence est « actuellement très favorable avec une marge PA en amélioration de 4 euros pour le groupe des 66 % meilleurs, à 38,15 euros par mètre carré », poursuit-il.
Continuer d’innover
Un chiffre qui illustre la pertinence de deux éléments combinés : l’alourdissement des dindes demandé par l’industriel Celvia Dindes (SBV, groupe LDC) de cinq jours et demi en moyenne pour les mâles qui atteignent « 18,9 kg après 138 jours d’élevage », et la mise en place de l’aliment Pulse de Sanders qui permet à la dinde d’exprimer tout son potentiel de croissance. Ce regain de compétitivité doit permettre au Gaévol d’accélérer le recrutement de nouveaux producteurs ou l’agrandissement des éleveurs en place. La dynamique d’investissements est d’ailleurs plus importante dans le segment de taille des + de 5 000 mètres carrés que dans les segments inférieurs. Plusieurs chantiers doivent encore être traités, ajoute le président du groupement, Fabrice Caro dans son rapport d’orientation. La meilleure rémunération possible pour les éleveurs mais aussi, au chapitre des énergies, « la transition vers des ressources locales et renouvelables », ou encore ces innovations de surveillance des animaux (caméras, capteurs…) et d’assistance physique aux éleveurs (exosquelettes…) que le président appelle de ses vœux pour « préparer l’élevage de demain ».