Aller au contenu principal

« Il faut rendre nos poulaillers Label rouge polyvalents »

Jonathan Lalondrelle, éleveur et président de l’Airvol (1), analyse la situation du Label rouge du Sud-Ouest et les perspectives pour les éleveurs.

Jonathan Lalondrelle préside l’association interrégionale des volailles maigres (Airvol) fédérant les maillons de la filière avicole de Nouvelle-Aquitaine depuis ...
Jonathan Lalondrelle préside l’association interrégionale des volailles maigres (Airvol) fédérant les maillons de la filière avicole de Nouvelle-Aquitaine depuis octobre 2022. Il élève des volailles Label rouge à Vielle-Soubiran, dans les Landes.
© J. Lalondrelle

D’où vient la crise du Label rouge dans le Sud-Ouest ?

Jonathan Lalondrelle - « En 2014-2015, nous étions sur une production record. Puis il y a eu un tassement de la consommation et des arrêts d’éleveurs (retraite). La production a baissé pendant le Covid alors que la consommation augmentait. 
 
 
Tous nos repères ont été chamboulés. Enfin, la guerre en Ukraine a très fortement accentué la baisse de consommation Label rouge et accru les coûts de production. Parallèlement, les GMS ont conservé leurs marges et ne prennent plus de risques. La disparition du bio des étals en six mois a été le signal d’alarme. »

Existe-t-il un écart entre l’offre et la demande ?

J. L - « L’offre est cohérente avec la demande, mais nos abattoirs sont au bord de leur seuil de rentabilité. En parallèle, il y a eu une absence de développement pour assurer le renouvellement des élevages. L’élevage label n’étant pas l’atelier principal, nous risquons une décroissance de la production, d’autant qu’elle n’attire plus dans cette conjoncture. »

Les producteurs iraient-ils vers le poulet standard ?

J. L - « Non. En revanche, ils peuvent produire du Free range ou du poulet de 42 jours avec une densité à 17 à 18 volailles dans les bâtiments. C’est une adaptation sans prise de risque. À tout moment, on peut repasser en Label rouge. La difficulté, c’est d’y sensibiliser le consommateur français. Il est habitué soit à la qualité du Label rouge soit au standard, et pas à un produit intermédiaire. »

Quelles sont les solutions pour faire évoluer les élevages ?

J. L - « L’Airvol veut préserver le Label rouge tout en explorant les pistes permettant une meilleure rémunération des éleveurs. Rendre un bâtiment polyvalent (ventilation, brumisation, ajout d’une alimentation) est moins coûteux que d’investir dans du standard. Des essais sont en cours dans le Sud-Ouest. J’en ai conduit un sur mon exploitation et ça s’est très bien passé avec des poulets à croissance intermédiaire. Plus rémunératrice que le Label rouge et plus technique, cette production demande aussi plus de temps de travail. À partir du 1er juillet, le nouveau PCAE de la région Nouvelle-Aquitaine soutiendra les investissements dans les bâtiments et 4 millions d’euros seront alloués par an sur quatre années. »
(1) l’Association interrégionale des volailles maigres en Nouvelle-Aquitaine
 

Les plus lus

<em class="placeholder">La litière tombe par gravité par deux trappes de chaque côté (débit réglable selon l’ouverture des trappes).</em>
« Nous avons conçu une brouette électrique pour simplifier le repaillage de nos poulets »

Pour faciliter l’ajout de bouchons de paille lors du repaillage des lots de poulets, Clovis et José Percher, éleveurs…

<em class="placeholder">Sébastien Bois est pour l’instant très satisfait de son choix.</em>
« Je suis passé des vaches laitières aux poules pondeuses plein air »

Installé en 2024 dans le Maine-et-Loire, Sébastien Bois a choisi d’arrêter les ateliers existants sur l’exploitation familiale…

<em class="placeholder">José et Clovis Percher devant l&#039;éparpilleur :&quot;  Nous mécanisons tout ce qui peut l’être pour gagner du temps et soulager le travail.&quot;</em>
« Nous cherchons à simplifier le travail en le mécanisant dans notre exploitation de volailles de chair dans le Maine-et-Loire»

José Percher et son fils Clovis qui vient de reprendre l’exploitation familiale de volailles de chair dans le Maine-et-…

<em class="placeholder">Depuis 2006, Bertrand et Stéphanie Ripoche sont les gérants de L’Œuf des 2 Moulins, qui emploie 23 personnes pour l’élevage et le conditionnement.</em>
Dans le Maine-et-Loire, l’Œuf des 2 Moulins veut répondre à la demande en œufs alternatifs

Gérants d’un élevage et d’un centre de conditionnement dans le Maine-et-Loire, Stéphanie et Bertrand Ripoche ont adapté leur…

<em class="placeholder">Le portage en vers intestinaux, les helminthes, a été largement sous-estimé pour les productions de pondeuses et de chair, plein air et biologique.</em>
Une stratégie gagnante contre les vers intestinaux des volailles

La prévention, la surveillance et un traitement raisonné du parasitisme restent les meilleures armes pour protéger la santé et…

<em class="placeholder">La pailleuse semi-portée est attelée à un tracteur de 110 ch.</em>
Dans le Loiret : « Avec le broyeur-calibreur, je gagne en temps et en qualité de paillage de mes poulaillers»

Dans le Loiret, Xavier Morin a optimisé la gestion de la paille de ses quatre poulaillers grâce à un broyeur-calibreur…

Publicité
Titre
je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)