Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

[ Covid 19 ] Les problèmes logistiques perturbent les résultats des autocontrôles salmonelles sur les volailles vivantes

Du fait des perturbations provoquées par la crise du Covid 19, la surveillance des salmonelles sur les volailles de chair fonctionne en mode « dégradé ».

Le prélèvement sous forme de chiffonnette ou pédichiffonnette est réalisé dans les trois semaines précédant l'abattage, mais il doit aussi être traiter dans un délai maximum de 96 heures après son envoi
© Jérôme Durand

La réglementation européenne sur la surveillance de la présence des bactéries Salmonella enteritidis et typhimurium impose aux éleveurs de poulets et de dindes de chair de réaliser des prélèvements avant l’abattage du lot et de les envoyer à un laboratoire d’analyses.

En temps ordinaire, il faut moins de 96 heures pour acheminer et mettre en analyse les chiffonnettes. Avec le confinement, qui a entrainé une réduction des moyens de transport rapide, le délai des 96 heures a été dépassé dans un certains nombre de cas.  Or, le laboratoire national de références sur les salmonelles de Ploufragan  indique "qu’il n’existe pas de données bibliographiques permettant de quantifier la baisse de sensibilité au-delà de ce délai." Autrement dit, il est possible que des résultats de recherches des salmonelles se révèlent négatifs, alors qu’en réalité ils sont positifs.

C’est pour cette raison que la direction générale de l’alimentation a diffusé une note d’information à ses services départementaux pour notifier de nouvelles règles transitoires concernant l’interprétation des résultats d’analyses en fonction du temps d'acheminement.

  •  Délai d’acheminement de 5 ou 6 jours (97 h à 144 h) :
    • si résultat positif : la procédure normale s’applique (arrêté du 24 avril 2013)
    • si résultat négatif : l’élevage est considéré indemne, mais le lot est abattu en fin de journée d’abattage ;
    •  
  • Délai d’acheminement supérieur à 6 jours :
    • si le temps avant abattage le permet, l’éleveur refait un prélèvement ;
    • si non, le lot à abattre est considéré comme positif ; un prélèvement est pratiqué en élevage avant nettoyage-désinfection, en veillant à respecter un délai d’acheminement inférieur à 4 jours.

La durée de validité du test salmonelle peut aussi être augmentée d’une semaine dans certains filières qui pourraient retarder l’abattage de lots, mais il faut que les prélèvement aient été faits au maximum trois semaines avant la date d’abattage prévue.

Ce point ne s’applique pas aux lots faisant l’objet de plusieurs dates d’enlèvement, du fait du risques de contaminations via le personnel des équipes de ramassage.

Les poulets de plus de 81 jours et les dindes de plus de 100 jours ne sont pas concernés par cette disposition.

Cette disposition transitoire ne concerne ni la filière œufs de consommation, ni les élevages de reproducteurs de volailles de chair, compte tenu des impacts possibles sur la santé publique. Autrement dit, ils doivent être en mesure de respecter les délais d’acheminement de l’élevage au laboratoire.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Aviculture.

Les plus lus

Le groupe volailler LDC candidat au rachat de Ronsard
Le groupe Eureden a entamé des négociations exclusives pour la vente de ses actifs industriels avicoles Ronsard au groupe LDC,…
Nouvelle éleveuse et ex-formatrice, Lucie Gantier fait profiter la filière œuf de sa maitrise de la communication positive sur les réseaux sociaux. © V. Bargain
« Le Covid-19 donne aux éleveurs une occasion de communication positive sur l’élevage avicole »
Pour Lucie Gantier, éleveuse de poules pondeuses plein air très engagée sur les réseaux sociaux, la crise sanitaire actuelle peut…
Les poules colorées destinées aux petits producteurs sont élevées avec le même soin que celles destinées aux circuits longs. © Groupe Michel
Le groupe Michel cible les éleveurs de poules bio en vente directe
Avec LV’Direct, le groupe Michel lance une nouvelle offre de produits et de services spécifiquement destinée aux producteurs d’…
Éleveur et visiteur doivent se laver les mains soigneusement avant de revêtir l'équipement (charlotte, cotte et bottes) pour entrer dans la zone de vie des volailles. © Claire Jacquinet et Amandine ...
Règles de biosécurité : comment visualiser l’efficacité du lavage des mains
Grâce à une méthode pédagogique visuelle et pragmatique, une vétérinaire et une technicienne donnent un coup de jeune aux…
Les aérothermes soufflent un air à chaud à 80 cm du sol et contribuent à assécher la litière.  © A. Puybasset
Un poulailler performant avec chaudière à bois
Patrick et Frédéric Riou ont équipé leur bâtiment neuf de 2100 m2 d’un chauffage par aérothermes, pour mieux maîtriser…
« Je suis plutôt fier du travail qui a été mené collectivement par les membres de nos filières avicoles qui se sont adaptés à une situation inédite » © P. Le Douarin
[Covid-19] « Les filières volailles de chair sont unies pour affronter la crise, mais certaines ont de grosses difficultés », explique l'Anvol.
Jean-Michel Schaeffer, le président de l’interprofession des volailles de chair (Anvol) dresse un premier bilan à chaud, avec…
Publicité
Titre
abonnez-vous
Body
A partir de 8,50€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)