Aller au contenu principal

[ Covid 19 ] Les problèmes logistiques perturbent les résultats des autocontrôles salmonelles sur les volailles vivantes

Du fait des perturbations provoquées par la crise du Covid 19, la surveillance des salmonelles sur les volailles de chair fonctionne en mode « dégradé ».

Le prélèvement sous forme de chiffonnette ou pédichiffonnette est réalisé dans les trois semaines précédant l'abattage, mais il doit aussi être traiter dans un délai maximum de 96 heures après son envoi
© Jérôme Durand

La réglementation européenne sur la surveillance de la présence des bactéries Salmonella enteritidis et typhimurium impose aux éleveurs de poulets et de dindes de chair de réaliser des prélèvements avant l’abattage du lot et de les envoyer à un laboratoire d’analyses.

En temps ordinaire, il faut moins de 96 heures pour acheminer et mettre en analyse les chiffonnettes. Avec le confinement, qui a entrainé une réduction des moyens de transport rapide, le délai des 96 heures a été dépassé dans un certains nombre de cas.  Or, le laboratoire national de références sur les salmonelles de Ploufragan  indique "qu’il n’existe pas de données bibliographiques permettant de quantifier la baisse de sensibilité au-delà de ce délai." Autrement dit, il est possible que des résultats de recherches des salmonelles se révèlent négatifs, alors qu’en réalité ils sont positifs.

C’est pour cette raison que la direction générale de l’alimentation a diffusé une note d’information à ses services départementaux pour notifier de nouvelles règles transitoires concernant l’interprétation des résultats d’analyses en fonction du temps d'acheminement.

  •  Délai d’acheminement de 5 ou 6 jours (97 h à 144 h) :
    • si résultat positif : la procédure normale s’applique (arrêté du 24 avril 2013)
    • si résultat négatif : l’élevage est considéré indemne, mais le lot est abattu en fin de journée d’abattage ;
    •  
  • Délai d’acheminement supérieur à 6 jours :
    • si le temps avant abattage le permet, l’éleveur refait un prélèvement ;
    • si non, le lot à abattre est considéré comme positif ; un prélèvement est pratiqué en élevage avant nettoyage-désinfection, en veillant à respecter un délai d’acheminement inférieur à 4 jours.

La durée de validité du test salmonelle peut aussi être augmentée d’une semaine dans certains filières qui pourraient retarder l’abattage de lots, mais il faut que les prélèvement aient été faits au maximum trois semaines avant la date d’abattage prévue.

Ce point ne s’applique pas aux lots faisant l’objet de plusieurs dates d’enlèvement, du fait du risques de contaminations via le personnel des équipes de ramassage.

Les poulets de plus de 81 jours et les dindes de plus de 100 jours ne sont pas concernés par cette disposition.

Cette disposition transitoire ne concerne ni la filière œufs de consommation, ni les élevages de reproducteurs de volailles de chair, compte tenu des impacts possibles sur la santé publique. Autrement dit, ils doivent être en mesure de respecter les délais d’acheminement de l’élevage au laboratoire.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Aviculture.

Les plus lus

Filière canard à foie gras : Un rapprochement entre Euralis et Maïsadour ?
Ce 28 juillet, les deux poids lourds coopératifs du sud-ouest annoncent être entrés en discussion pour travailler ensemble sur…
Les déchets et plaques amiantés sont emballés dans des contenants identifiables (logo A), avant d’être livrés à une décharge habilitée ou stockés au maximum un an sur l’exploitation. © P. Le Douarin
Fenêtres en rénovation de poulaillers : une amiante très embarrassante
La présence d’amiante dans les plaques fibrociment des poulaillers antérieurs à 1997 augmente les coûts de mise en conformité et…
Ingénieure agronome spécialiste des matières premières depuis trente-cinq ans, Patricia Le Cadre a rejoint le Céréopa en 2007. Ce bureau d’études associatif s’intéresse à la compétitivité et aux enjeux des agroactivités en matière d’alimentation et de production, de durabilité des systèmes, d’environnement et de relations sociétales. © Céréopa
Matières premières agricoles : « La Chine mène la danse du commerce des céréales »
Pour Patricia Le Cadre, experte des marchés des matières premières agricoles au Céréopa, après avoir mis la main sur le commerce…
Pignon orienté à l'est. Idéalement, il faudrait des ouvertures au nord ou à l’est (ensoleillement le matin, avant la montée en température). © P. Le Douarin
 « La lumière naturelle rend la gestion du bâtiment plus complexe »
L’impact de l’entrée de lumière naturelle peut être envisagé sous deux angles, celui du comportement animal et celui de l’apport…
L’éclairage naturel s’impose en volaille standard
Mis sous pression depuis 2016, les trois principaux groupes d’abattage demandent à leurs éleveurs d’élever des volailles au…
Concevoir des solutions vaccinales qui permettent de manipuler moins, de vacciner mieux, et de mieux protéger les volailles jusqu’à leur fin de ponte. © A. Puybasset
Comment simplifier le programme de vaccination des poulettes
Le fabricant de vaccins Ceva Santé Animale achève de construire une gamme complète pour les futures poules pondeuses qui réduit…
Publicité
Titre
je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)