Aller au contenu principal

Bonne dynamique en volailles et en œufs pour Terrena

Portées par la demande en poulet et œufs de consommation, les filières volailles et œufs de Terrena ont eu une bonne dynamique en 2025.

<em class="placeholder">« La performance des filières volailles de chair et œufs a tiré le chiffre d’affaires », soulignent Olivier Chaillou (à gauche), président de Terrena, et Éric ...</em>
« La performance des filières volailles de chair et œufs a tiré le chiffre d’affaires », soulignent Olivier Chaillou (à gauche), président de Terrena, et Éric Forin, directeur général.
© V. Bargain

En 2025, la filière volailles de Terrena, qui regroupe 688 éleveurs, sept abattoirs et six usines de transformation, pour 200 000 tonnes commercialisées, a connu une bonne dynamique, tirée par la « poulettisation » de la demande. 

Lire aussi : Galliance, challenger du poulet lourd, investit dans son site de Languidic

1,5 million de poulets par semaine ont été produits, pour 20 millions de pintades et 20 millions de canards maigres, soit la moitié des capacités de production, les stocks postgrippe aviaire pesant toujours sur le marché. La tension sur l’approvisionnement a bénéficié aux marques de Galliance. « Les ventes de poulet ont progressé de 4 à 5 %, notamment en Nouvelle Agriculture et sous les marques bio Nature de France et Le Picoreur », précise Olivier Challou, président de Terrena. Pour suivre l’évolution de la demande en poulet, Terrena a annoncé la création de 50 bâtiments supplémentaires d’ici 2030. Une dizaine de bâtiments sortent de terre chaque année. Galliance s’est aussi concentrée sur l’amélioration des outils industriels et le bien-être animal. 16 millions d’euros seront investis en 2026 à l’abattoir de Languidic, dans le Morbihan, notamment pour un nouveau quai d’anesthésie gaz, et des travaux similaires suivront à l’abattoir de Nueil-les-Aubiers, dans les Deux-Sèvres. Galliance a aussi lancé une offre ECC (1) aux marques La Nouvelle Agriculture et Père Dodu. La transition complète pourrait se faire en 2028.

Développer l’autoapprovisionnement en œufs

L’œuf de consommation a tiré le chiffre d’affaires. Face à une demande en forte hausse et pour l’approvisionnement de ses filiales ovoproduits Igreca et Samo, Terrena a annoncé un objectif de 100 bâtiments pondeuses plein air supplémentaires d’ici 2030. 27 sont déjà construits et 27 en construction. La transition vers le hors cage (84 % des pondeuses fin 2025) s’est toutefois traduite par un recul de 150 millions d’œufs. Au final, les 141 éleveurs de poules pondeuses ont produit 1,1 milliard d’œufs, avec une progression des ventes de + 80 % en Label rouge, + 49 % en plein air, + 36 % en bio et une bonne performance de la marque La Nouvelle Agriculture. En 2026, l’objectif est que 1,5 nouveau bâtiment par mois soit mis en production. 3 millions d’euros seront aussi investis par la filiale de conditionnement et commercialisation d’œufs Ovalis dans une nouvelle casseuse. Et l’objectif pour Terrena sera de passer de 47 % d’œufs fournis à Ovalis par ses adhérents à 80 % en 2030.

(1) European Chicken Commitment

Résultats en hausse

En 2025, le groupe Terrena a réalisé un chiffre d’affaires de 5,9 milliards d’euros, dont 1 104 millions d’euros en volailles, et un Ebitpa de 230 millions d’euros. Son résultat net est passé de 30 millions d’euros en 2024 à 100 millions d’euros en 2025, dont 25,7 millions pour la coopérative qui va redistribuer 14 millions d’euros à ses adhérents. 186 millions d’euros d’investissement sont aussi prévus en 2026. Et la coopérative poursuit son projet de rapprochement avec Agrial qui, s’il est approuvé par l’Autorité de la concurrence, pourrait être mis au vote des assemblées générales des deux coopératives fin 2026.

Les plus lus

<em class="placeholder">Brumisation en bâtiment volaille de chair</em>
Canicule en volaille : des astuces dernière minute d’éleveurs pour protéger leurs volailles pendant les fortes chaleurs

Face à la canicule qui a marqué la France fin juin, les éleveurs de volailles sont solidaires sur les réseaux et partagent…

<em class="placeholder">L’éleveur Gwénaël Carrée cultive l’autonomie : il sélectionne ses poulettes, fabrique l’aliment à la ferme et commercialise les œufs.</em>
« Pour être autonome, je vends mes œufs sur le marché libre et j’ai créé ma FAF en Côtes d’Armor »

Producteur d’œufs dans les Côtes d’Armor à La Motte, Gwénaël Carrée marie autonomie, rentabilité et accompagnement.…

Canicule en élevages de volailles : « l’âge des bâtiments et les systèmes de ventilation ont fait la différence sur la mortalité »

Après la canicule de fin juin qui a touché la France par des températures extrêmes, l’heure est au bilan pour les filières…

<em class="placeholder">Avec des élevages de 500000 poulets en moyenne (contre 22000 en France), les grands groupes tels que MHP bénéficient d’économies d’échelle colossales. </em>
L’Ukraine pourrait être le grenier avicole de l’Europe

La perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’UE soulève de nombreuses questions. Entre la déstabilisation du marché européen…

<em class="placeholder">Bruno Mousset, directeur général du pôle Amont de LDC.</em>
LDC veut créer 500 000 m² de bâtiment poulets d’ici 2028
Bruno Mousset, directeur Amont de LDC, est revenu sur la stratégie du groupe pour attirer des éleveurs de poulets, et de…
<em class="placeholder">Pour les industriels brésiliens, le marché européen du poulet ne leur apporte plus que 4 % de leur chiffre d&#039;affaires à l’export.</em>
Le poulet brésilien veut doubler ses volumes exportés

Le ministère brésilien de l’Agriculture prévoit qu’à partir de 2035, l’industrie avicole écoulera sur le marché mondial…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)