Aller au contenu principal

Winology, une application pour connecter les jeunes au vin

En développant l’application de jeu sur le vin Winology, Nathalie Roudier et Colin Lazarini ambitionnent d’intéresser les jeunes au vin en leur proposant des séries de quiz thématiques.

<em class="placeholder">Main tenant un smartphone ouvert sur l&#039;appli Winology</em>
Les créateurs de Winology ajoutent régulièrement de nouveaux quiz. Ils ont prévu de proposer 13 niveaux de difficultés.
© C. Gerbod

« On n’y comprend rien. » C’est ce que bien des jeunes (et des moins jeunes aussi d’ailleurs) se disent sur le vin et ce qui les en éloigne. Alors pour qu’ils se sentent moins bêtes face à une bouteille de vin, Nathalie Roudier et Colin Lazarini ont lancé Winology, une application gratuite de quiz, reprenant les codes du jeu, à l’image de l’application d’apprentissage des langues Duolingo.

<em class="placeholder">Colin Lazarini et Nathalie Roudier, les  créateurs de l&#039;appli Winology. </em>
Pour Colin Lazarini et Nathalie Roudier, le jeu permet de décomplexer les jeunes vis-à-vis du vin. © C. Gerbod

L’idée est née dans la tête de Nathalie Roudier en 2017, à la suite d’une dégustation dans un domaine de Saint-Émilion. Elle en sort fascinée par l’univers du vin. Mais elle se rend compte qu’elle a du mal à restituer ce qu’elle a appris. Tout lui paraît compliqué ; le langage est trop technique.

En se documentant avec son Smartphone, elle tombe sur des « applis moches qui ne prennent pas en compte l’expérience utilisateur ». Elle se persuade alors que « le jeu peut donner envie de s’intéresser au vin » et se lance à fond en s’appuyant sur son expérience de chef de projet dans le numérique. Elle entraîne dans l’aventure son ami développeur d’applications mobiles.

Allier la pédagogie et l’esprit ludique

Ils conçoivent des quiz par thème, sur la vinification, la viticulture, les cépages, la dégustation… et développent progressivement les treize niveaux de difficultés envisagés. L’application, lancée en décembre 2023, cumule pour l’instant plus de 3 000 questions. Les points se comptent en gouttes. La présentation est très colorée et graphique. Le but est bien pédagogique mais le langage s’efforce d’éliminer le jargon intimidant et le ton se veut complice. Les joueurs de 18-34 ans constituent deux tiers des utilisateurs. Entre-temps, « le vin est devenu une passion, on prend plaisir à découvrir des régions de France qu’on ne connaît pas », racontent les deux entrepreneurs.

Sur sa lancée, le duo a conçu Œnigma, un jeu quotidien au sein de l’application, pour découvrir une appellation mystère en quelques minutes.

« Nous voulons une expérience utilisateur facile. Pas de compte obligatoire, pas de paiement, pas de vente de données personnelles », affirme Nathalie Roudier. L’âge est la seule donnée collectée, en dehors des suivis d’audience.

<em class="placeholder">Captures d&#039;écrans de l&#039;appli Winology.</em>
Winology mise sur un ton complice et une présentation très colorée et graphique. © Winology

L’application étant gratuite, le modèle économique repose sur le développement de partenariats avec des interprofessions ou des ODG avec des quiz sur mesure. « On peut raconter des anecdotes, tordre le cou aux idées reçues. C’est une autre façon de communiquer », argue-t-elle. Le concept a déjà séduit les appellations saint-émilion, mâcon et bourgogne. D’autres projets sont en cours. Le quiz est proposé aux professionnels à 5 000 euros pour douze mois. Winology a dépassé le seuil des 10 000 téléchargements mais en vise 50 000 d’ici la fin de l’année. L’application est aussi accessible en Belgique et en Suisse. Les entrepreneurs comptent la traduire en anglais et la développer à l’international.

« Les 18-34 ans constituent deux tiers des utilisateurs »

L’application se télécharge gratuitement sur App Store et Google Play

Retrouvez tous nos articles Regard ici

Les plus lus

<em class="placeholder">Thomas Berger-Leslavergne, viticulteur à Troissy, dans la Marne</em>
En Champagne : « J’ai imaginé une fraise de curetage pour lutter contre les maladies du bois de la vigne »
Le vigneron champenois Thomas Berger-Leslavergne a cocréé une fraise de curetage, l’OB 20, plus maniable et précise que les…
<em class="placeholder">Remorque antigel bricolée.</em>
Astuce de vigneron en Gironde : « J’ai confectionné une remorque antigel pour protéger mes vignes »

Frédéric Lahaye, viticulteur à Val de Virvée, en Gironde, a bricolé une remorque antigel. Voici comment il a opéré.

<em class="placeholder">Tracteur Lovol F4100</em>
Lovol - Un tracteur de 112 chevaux à tarif agressif
Le constructeur chinois présente le tracteur spécialisé F4100.
<em class="placeholder">Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire</em>
En Indre-et-Loire : « Notre programme de traitement de la vigne à environ 400 euros/ha/an intègre des biocontrôles »

Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire, intègre du biocontrôle dans ses…

<em class="placeholder">Le programme de protection doit tenir compte de la pression black-rot sur les gamays. </em>
Dans le Rhône, « le soufre réinvestit mon programme de traitement de la vigne »

Certifié Terra Vitis, Benoît Bleton essaie de limiter les produits CMR au maximum, tout en conservant une bonne efficacité.…

<em class="placeholder">Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine &amp; Spirits Business.</em>
Inde : « Il faut que la filière viticole française ait bougé d’ici un ou deux ans maximum car tout le monde lorgne sur ce marché »

Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine & Spirits Business, analyse le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole