stratégie d’entreprise
Val de Loire : Nicolas Grosbois lance une gamme pour peser dans le négoce de vin
Avec une identité visuelle harmonisée et des cuvées couvrant les principales appellations de la vallée de la Loire, Nicolas Grosbois se lance à l’assaut du CHR et de la GD sur le segment intermédiaire.
Si la maison de négoce Nicolas Grosbois n’est pas nouvelle, son ambition, elle, a changé. « En 2016 ma problématique était d’avoir du vin à vendre après un épisode de gel, pour ne pas me faire déréférencer, retrace Nicolas Grosbois, vigneron au domaine Grosbois. La structure de négoce s’est construite petit à petit, et se trouve répondre aujourd’hui au besoin actuel. Le marché est entré dans une époque de massification. » Au fil de ses rencontres, le vigneron a créé des cuvées en muscadet, vouvray, cheverny, bourgueil, saumur-champigny… Fort de onze AOC, sourcées chez vingt-deux vignerons partenaires, Nicolas Grosbois vient de créer une identité visuelle et une gamme cohérente de quatre rouges et sept blancs. Le but étant de proposer aux acheteurs des produits de toute la vallée de la Loire sous une même marque.
Un objectif à moyen terme de 2,5 millions de cols
Face aux géants que sont Castel et les Grands Chais de France, négoces leaders de la région, Nicolas Grosbois constitue une sorte de troisième voie : des vins populaires mais de qualité, dans l’esprit des vins de domaine, sous certification environnementale, à un prix public moyen de 7 à 9 euros TTC. Il met d’ailleurs l’accent sur le suivi technique des partenaires et le travail d’élevage. « Notre objectif est de nous positionner comme un bon rapport qualité-prix, tout en assurant un prix rémunérateur aux vignerons », explique-t-il. La gamme a d’ores et déjà été lancée en CHR, mais doit également alimenter le marché GD. Les négociations sont en cours avec les distributeurs. L’ambition est claire : devenir un des leaders de la Loire sur le segment de la moyenne gamme. L’activité représente aujourd’hui un million de bouteilles, le négoce table sur 2,5 millions à l’horizon de sept à huit ans. La structure s’appuie sur sa propre plateforme de distribution, qui lui permet d’être plus réactive et plus compétitive. Et l’aventure semble bien démarrer puisque la Revue du vin de France lui a décerné en janvier le prix de négociant de l’année.