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Un observatoire économique des marchés vinicoles sur les rails en Occitanie

« Clé de voûte » du contrat de filière, un observatoire des marchés va être co-financé à hauteur d'un million d'euros par la Région Occitanie. Pour attaquer les marchés avec les bonnes infos.

<em class="placeholder">Stand de l&#039;IGP Pays d&#039;Oc au salon Wine Paris et Vinexpo Paris 2020.</em>
Les 7 interprofessions des deux bassins d'Occitanie co-financent l'observatoire.
© J. Gravé

La Région Occitanie a voté ce 3 octobre un crédit d’un million d’euros sur trois ans, pour mettre en place un observatoire des marchés. Cet outil, demandé par la profession viticole dans le cadre du contrat de filière signé en 2024 et coordonné par la chambre régionale d’agriculture, devrait être opérationnel début 2026.  

Il va consister à mutualiser et acquérir des données économiques pour les diffuser en temps quasi-réel auprès des opérateurs de la filière. Ces données de production, consommation, tendances de marchés… doivent aider les acteurs à orienter les productions régionales vers les marchés porteurs, en France ou à l’export, pour ramener de la valeur ajoutée sur le terrain. Bref, attaquer les marchés avec les bonnes infos. « L’acquisition de données représente 65 % du budget », confirme Francis Cabaud, chargé de la filière viticole à la Région.

Un travail collectif qui doit profiter à tout le monde​​​​​​

La plateforme a commencé à être créée et alimentée à l'échelle des deux bassins, via les 7 interprofessions pour les AOP et IGP. Elle intégrera également les données des vins sans IG en provenance de FranceAgriMer. « C’est un travail collectif qui doit profiter à tout le monde, avec une montée en puissance progressive », indique Magali Jelila, directrice de l’UEVM (Union des entreprises vinicoles méridionales) et animatrice de la démarche. Il existait déjà différents outils, mais incomplets. Cet observatoire a vocation à être exhaustif. 

​​​​« Ce baromètre accompagne l’innovation vers de nouveaux produits, identifie les volumes attendus par les marchés et soutient le développement d’une stratégie de vente nationale et d’export. C’est un levier nécessaire pour bâtir une viticulture compétitive, résiliente et durable en Occitanie », a déclaré Denis Carretier, président de la chambre régionale d'agriculture d'Occitanie.

Un 2e appel à manifestation d'intérêt pour accompagner les territoires

​​​​​​La Région a également relancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour accompagner des territoires pilotes sur la voie de la résilience. Trois lauréats sont déjà engagés depuis l’an dernier : les vignobles du Lot, l’Armagnac et l’Est viticole audois. L’AMI est ouvert jusqu’au 2 janvier 2026. Le Gard et la Gascogne sont pressentis.

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