Aller au contenu principal

U-label dématérialise la liste des ingrédients et les caractéristiques nutritionnelles des vins et spiritueux

Le Comité européen des entreprises du vin (CEEV) et Spirits Europe lancent une plateforme en ligne permettant de s'affranchir de certaines mentions obligatoires sur les étiquettes physiques des vins et spiritueux.

L'étiquette ne sera plus tenue de mentionner toutes les informations légales. Elle pourra renvoyer, via un QR code, au site U-label.
© J. -C. Gutner

On en parlait depuis plusieurs années. La filière l’a fait ! La plateforme digitale U-label sera ouverte à tous les producteurs de vins et spiritueux à compter du 1er novembre 2021.

Portée par le Comité européen des entreprises du vin (CEEV) et Spirits Europe, U-label a pour objectif de répondre à la règlementation européenne en matière de traçabilité et de transparence vis-à-vis des consommateurs. Ce site remplacera ainsi l’étiquetage nutritionnel et la mention des ingrédients sur la bouteille. Il s’adresse à tous les acteurs des filières vins et spiritueux qui ne souhaitent pas alourdir leurs étiquettes avec ces informations.

Un pré-remplissage possible avec GS1

En pratique, un vigneron souhaitant y référencer ses vins commence par s’inscrire sur la plateforme. Puis il remplit une fiche normée (nom, image, catégorie de produit, pays de provenance, liste des ingrédients, déclaration nutritionnelle pour 100 ml, pictogramme interdit aux femmes enceintes, et message générique sur la consommation responsable) par cuvée. Il peut aussi opter pour la génération automatique de la fiche via la base de données de GS1.

Lire aussi : Cap sur la nouvelle PAC 2021-2027

La fiche est ensuite automatiquement traduite dans les 23 autres langues de l’Union européenne. L’opérateur n’a plus qu’à apposer le QR code généré par le site sur ses étiquettes, et le tour est joué. Attention toutefois, l’étiquette physique doit continuer à mentionner certaines informations, comme la liste des allergènes.

Si l’accès à cette plateforme sera gratuit pour les consommateurs, il n’en va pas de même pour les opérateurs de la filière. Ils devront s’acquitter de l’un des trois abonnements proposés :

  • Le premier, nommé Basic, se monte à 250 euros HT/an. Il permet de créer jusqu’à 20 e-étiquettes, et de gérer jusqu’à 60 e-étiquettes.
  • Le second, Plus, revient à 600 euros HT/an. Il donne la possibilité de créer jusqu’à 100 e-étiquettes et d’en gérer 200.
  • Enfin Premium offre un nombre de créations et de gestion illimité, moyennant une somme annuelle de 2 500 euros HT.

Si l'Europe prévoit une période de transition de deux ans, l’étiquetage nutritionnel et la mention des ingrédients seront obligatoires fin 2023.

Les plus lus

<em class="placeholder">Thomas Berger-Leslavergne, viticulteur à Troissy, dans la Marne</em>
En Champagne : « J’ai imaginé une fraise de curetage pour lutter contre les maladies du bois de la vigne »
Le vigneron champenois Thomas Berger-Leslavergne a cocréé une fraise de curetage, l’OB 20, plus maniable et précise que les…
<em class="placeholder">barriques de vinaigre dans une serre à Cadillac en Gironde</em>
En Gironde : « J’ai installé mes barriques à vinaigre dans une serre et non dans mon chai »

Vigneron multi-actif, Vincent Lataste, du Château Mamin à Cadillac en Gironde, vient d’ajouter la production de vinaigre à son…

Vidéo - En Gironde : une remorque faite maison pour lutter contre le gel de la vigne

Un vigneron bordelais, Frédéric Lahaye, a conçu une remorque antigel. La voici en action.

<em class="placeholder">Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire</em>
En Indre-et-Loire : « Notre programme de traitement de la vigne à environ 400 euros/ha/an intègre des biocontrôles »

Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire, intègre du biocontrôle dans ses…

Julien Chadutaud devant les vignes des domaines Jean Martell
En Charente : « Les tanins de châtaigne permettent de diminuer les doses de cuivre pour lutter contre le mildiou de la vigne »

Julien Chadutaud, responsable vignoble aux domaines Jean Martell, à Rouillac, en Charente, a testé les tanins de châtaigne…

<em class="placeholder">Le programme de protection doit tenir compte de la pression black-rot sur les gamays. </em>
Dans le Rhône, « le soufre réinvestit mon programme de traitement de la vigne »

Certifié Terra Vitis, Benoît Bleton essaie de limiter les produits CMR au maximum, tout en conservant une bonne efficacité.…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole