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Exportation de vins : quelles sont les tendances porteuses selon le Wine Trade Monitor 2024 ?

Présenté début février, le 10e Wine Trade Monitor d’Hopscotch Sopexa distingue trois grandes tendances sur un marché export toujours plus concurrentiel. Elles peuvent bénéficier aux vins français.

Yann Guislain, directeur des comptes stratégiques Drinks d'Hopscotch Sopexa, a détaillé les résultats du dixième Wine Trade Monitor, début février 2024. La naturalité ...
Yann Guislain, directeur des comptes stratégiques Drinks d'Hopscotch Sopexa, a détaillé les résultats du dixième Wine Trade Monitor, début février 2024. La naturalité est l'une des tendances porteuses.
© C. Gerbod

Source d'information précieuse pour l'export, le baromètre Wine Trade Monitor de l'agence Hopscotch Sopexa a publié sa 10e édition début février. Il dégage trois tendances à partir des catégories que près de 1 000 professionnels de la commercialisation du vin, issus de neuf pays, imaginent voir progresser dans leurs ventes dans les vingt-quatre prochains mois.

Naturalité, innovation et segmentation prix

La première est la naturalité (vins bio et biodynamiques, issus de démarches RSE, naturels…). La France est bien placée sur ce thème puisque ses vins sont les plus cités pour la prise en compte des aspects environnementaux.

Autre tendance, la segmentation plus marquée des prix entre vins premium et premiers prix, tous deux vus comme porteurs par les professionnels. La France y répond grâce à son image forte sur les vins haut de gamme. Mais elle est nettement devancée sur l’attractivité des prix. Valérie Gérard-Matsuura, vice-présidente des opérations USA, constate toutefois « une vraie dualité de l’offre française sur le marché américain », avec la capacité de répondre aussi au souhait de différenciation des importateurs et distributeurs, par exemple avec une appellation peu connue apportant une distinction et un rapport qualité/prix.

Lire aussi : « La grande largeur de gamme des vins français est un atout à l'export »

L’étude note également l’attente de nouvelles offres. Parmi elles, les vins à faibles degrés ou sans alcool, deuxième type de vin cité comme allant progresser dans les vingt-quatre prochains mois, après les vins bio et biodynamiques.

L’authenticité reste une carte à jouer puisque pour 85 % des professionnels interrogés, communiquer dessus aide à vendre. « Elle fait écho à des concepts différents », pointe Yann Guislain, directeur des comptes stratégiques Drinks. Selon les pays, le terroir, le caractère familial du domaine, le savoir-faire ou encore les cépages autochtones sont plus ou moins cités. Le discours doit donc s’adapter selon les destinations.

Une concurrence toujours plus vive

Le Wine Trade Monitor rappelle le match serré avec les vins italiens sur certains marchés. Ces vins bénéficient notamment d’une forte image d’innovation. Des pays s’affirment comme le Chili (au Japon, en Belgique) ou encore le Portugal dont les vinho verde plaisent aux États-Unis et au Japon grâce à leur rapport qualité/prix. Au sein des effervescents, le cava a renforcé sa position. L’agence souligne un positionnement prix attractif et des campagnes collectives efficaces, le marché des bulles se diversifiant toujours plus. Les crémants sont la deuxième catégorie que les professionnels imaginent voir progresser, devant le champagne et le prosecco.

Pour les formats, la bouteille de 75 cl domine toujours mais les petites bouteilles font une percée, par exemple au Japon. Par rapport au dernier baromètre, les canettes sont en retrait sur les pays anglo-saxons.

Lire aussi : Vin en BIB : des créneaux encore à exploiter

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