Pyrénées-Orientales : une feuille de route pour sortir de l’ornière
Les assises de la viticulture des Pyrénées-Orientales ont livré leurs conclusions. Sous forme d’une épaisse feuille de route.
Les assises de la viticulture des Pyrénées-Orientales ont livré leurs conclusions. Sous forme d’une épaisse feuille de route.
En prenant à bras-le-corps le sujet de la crise viticole à l’automne dernier, Pierre Régnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, ne manquait pas d’ambition. La feuille de route rendue publique le 5 juin dernier n’en manque pas non plus déployée qu’elle est en quatre axes.
Le premier concerne les caves coopératives qui se sont engagées à entrer dans la voie de la restructuration, « que ce soient des fusions ou le développement de synergies, de mutualisation opérationnelle » a précisé le préfet. Elles feront ainsi toutes l’objet d’un audit complet dans les semaines qui viennent.
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Le deuxième axe a trait à la valorisation de l’image de marque des vins du Roussillon appuyée par une stratégie territoriale commune, la construction d’une véritable « expérience Roussillon », la refonte des routes des vins… Portant sur la soutenabilité économique et climatique du vignoble, le troisième axe propose d’adapter la production à ce que le vignoble est capable de vendre et notamment l’intégration de nouveaux segments de marchés (no/low alcohol) et la mise en place de diversifications ou la sécurisation de l’accès à l’eau. C’est dans ce chapitre qu’ont été versées les 110 propositions de simplification administratives co-construites par la filière et l’administration et regroupées en un livre blanc. Ces propositions sont regroupées en trois chapitres, « dites-le nous une fois », « amélioration de l’accès aux aides » et « simplifications des conditions de production ».
14 simplifications prioritaires
Le préfet en a extrait 14 qui lui semblaient urgentes à transmettre au gouvernement parmi lesquelles la création d’un guichet unique d’information et d’accompagnement des viticulteurs, le rapprochement des différents systèmes informatiques, adaptation du calcul de la moyenne olympique, entre autres.
Le quatrième axe porte, lui, sur l’ancrage du vignoble dans le paysage et l’économie locale alors qu’il se rapprochera de la barre des 10 000 hectares à la suite des deux campagnes d’arrachage (2700 et 2000 hectares) de ces deux dernières années. Il est question de cartographier les vignes et de distinguer celles qui présentent un intérêt économique et celles qui offrent des aménités autres comme la préservation des centres urbains contre les incendies. Avec à la clé, la mobilisation du foncier agricole, les procédures de terres incultes entre autres pour « reconstituer des îlots cohérents et faciliter l’installation ».
Au-delà de ce rendu, le préfet a donné rendez-vous pour un comité stratégique de suivi à la fin de cette année. Pendant ce temps-là, les ODG poursuivront de leur côté leur propre plan d’action, « Nouvelles fondations 2030 ».