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Préparer les vendanges en contexte Covid

Dans le contexte sanitaire actuel, l’organisation des vendanges devra sans doute être adaptée pour prendre en compte le risque de transmission du coronavirus.

Pour les prochaines vendanges, la MSA recommande notamment d' éviter le travail face à face, d'organiser les départs en décalé et que chaque salarié conserve son seau et son sécateur pour l’utilisation, l’entretien et le nettoyage.  © J.- C. Gutner
Pour les prochaines vendanges, la MSA recommande notamment d' éviter le travail face à face, d'organiser les départs en décalé et que chaque salarié conserve son seau et son sécateur pour l’utilisation, l’entretien et le nettoyage.
© J.- C. Gutner

Bien que le coronavirus perde du terrain plus vite que l’on ne pensait, il y a fort à parier que les dispositions de prévention soient encore en vigueur à l’entrée des vendanges. Dès lors, comment organiser les vendanges dans le respect des recommandations sanitaires ? La MSA a édité une fiche pour lutter contre la propagation du Covid-19 dédiée à la filière viticole. Voici les principaux éléments à prendre en compte :

1 Avant le travail

La MSA recommande avant tout d’adapter l’organisation du travail : modifier les amplitudes horaires, fractionner les pauses, organiser les embauches en horaires décalés pour limiter les contacts entre les personnes, éviter les embauches collectives sur le site avant départ vers les chantiers. Pour les déplacements vers les parcelles, l’utilisation des véhicules individuels est préférable. Intervenez sur les chantiers les plus éloignés en début de journée ou en début de semaine pour éviter le cumul de fatigue. Concernant les pauses, mieux vaut prioriser, si le temps le permet, le repas pris en extérieur ou bien le retour à domicile pour le déjeuner, voire le repas pris seul à bord de son véhicule.

2 Pendant le travail

À la vigne, il est recommandé de travailler seul sur chacune des rangées en respectant une distance d’au moins 1 m entre chaque salarié (pas de travail face à face, départ en décalé…). Chaque salarié conserve son outil manuel (seau et sécateur par exemple) pour l’utilisation, l’entretien et le nettoyage. Il est possible de les attribuer nominativement et de les différencier par des couleurs ou des numéros. La distanciation doit être respectée même pendant les pauses, et les mesures barrières (lavage ou désinfection des mains) appliquées avant la prise de poste, au moment des pauses et avant de quitter la parcelle. Pour se passer les charges, mieux vaut pratiquer la pose et la dépose pour éviter le passage direct entre les opérateurs. En ce qui concerne les engins agricoles, limitez la présence en cabine à une seule personne, attribuez un seul véhicule/machine par personne. Sinon, si le véhicule de chantier doit changer de conducteur, nettoyez le volant, les commandes, les poignées… À la cave, il est possible de réaliser des marquages au sol pour être sûr d’avoir au moins un mètre entre les postes de travail. La MSA recommande également de veiller à ce que chaque salarié reprenne le même poste de travail tous les jours.

3 Après le travail

Une fois la journée terminée, il est bon de vérifier la disponibilité des produits nécessaires aux consignes de désinfection des mains. La MSA conseille également de prendre des nouvelles de l’état de santé (éventuels symptômes, appréhension, incompréhension…) des ouvriers. Et alerte sur le risque de suraccident : l’attention portée au risque d’infection ne doit pas conduire à occulter ou réduire l’attention portée aux risques propres des chantiers (coupures, risque chimique…).

Charles Duval-Leroy, Champagne Duval-Leroy à Vertus dans la Marne

« Nous avons décidé de prendre les devants »

Pour l’heure nous ne savons pas encore à quoi s’attendre et nous n’avons aucune information au sujet de la manière dont nous devons préparer les vendanges. Quoi qu’il en soit, nous ne voulons aucun cas de Covid-19 chez nous. Pour ne pas courir ce risque, nous avons décidé de prendre les devants. Nous avons déjà réfléchi à la manière dont nous pouvons accueillir les vendangeurs tout en respectant les recommandations sanitaires. Le plus gros problème en fin de compte, c’est le transport. Habituellement nous avons 30 à 40 personnes qui se déplacent à l’aide d’un bus. Nous partons cette année sur l’idée d’affréter trois bus afin d’avoir une personne toutes les 3 ou 4 places, et de ne pas effectuer de rotations avec un même bus qu’il faudrait désinfecter. À la vigne nous prévoyons un écartement pour respecter la distanciation sociale : personne en face-à-face et un coupeur tous les 3 rangs. Concernant les horaires, les prises de postes seront décalées et un brief sur les gestes barrières sera fait à chaque fois. De même, si nous ne pouvons pas faire de tablée de plus de 10 personnes, nous ferons des pauses déjeuner en décalé, avec deux services. À la cave, la distanciation est moins problématique. Nous avons prévu deux protocoles : les employés pourront choisir entre le port du masque ou celui de la visière. Tout cela va entraîner un surcoût, dû notamment à l’augmentation du coût de transport, mais aussi au temps de ramassage plus long, car il faudra repasser dans les vignes pour ramasser les grappes manquées. Au total on estime ce surcoût d’environ 10 % par rapport à des vendanges classiques.

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