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Traction équine : « Nous jouons sur la complémentarité entre tracteur et cheval »

Pour Vincent Chevrot, vigneron du domaine Chevrot, à Cheilly-les-Maranges, en Saône-et-Loire, la traction équine est un moyen de cultiver des parcelles difficilement mécanisables.

Vincent Chevrot, vigneron du domaine Chevrot, à Cheilly-les-Maranges, en Saône-et-Loire, a internalisé la traction animale, grâce à la formation d'un salarié.
Vincent Chevrot, vigneron du domaine Chevrot, à Cheilly-les-Maranges, en Saône-et-Loire
© C. Gerbod

« Nous cultivons 19 hectares en bio. En 2003, un prestataire en traction équine s’est installé dans le village. Nous avons commencé par une parcelle en devers, plantée de vieilles vignes d’aligoté que nous souhaitions mieux valoriser. L’un de nos salariés était passionné de cheval. En 2017, nous lui avons proposé de se former sur la traction équine. Ça nous a aussi permis de le garder. Il quitte le domaine mais nous continuons en recrutant une autre personne.

Un coût annuel de 2 000 euros pour l'entretien du cheval

Nous avons investi 10 000 euros pour démarrer l’activité, pour l'achat du cheval dressé, de matériel d'occasion, d'une carriole. Depuis nous avons encore remis environ 10 000 euros pour l’achat de matériel, notamment un van. 

Lire aussi : La traction équine entre passion et optimisation

Nous labourons 4 hectares à cheval avec entre 300 et 400 heures de travail par an. Les frais d’entretien du cheval sont de 2 000 euros par an pour l'alimentation, le foin, l'ostéopathe, le ferrage, les frais vétérinaires.

Moins de tassement et un effet qualitatif 

Nous n’avons pas vraiment calculé la rentabilité mais quand on voit le prix des tracteurs aujourd’hui, ce n’est pas du même ordre. Moins de tassement, moins d’arrachage de ceps, moins d'eau qui stagne, une évolution qualitative des parcelles, ce sont des effets positifs que l’on observe mais difficilement chiffrables.

Nous utilisons le cheval de façon mixte. Il intervient dans des parcelles où l'on fait du haut de gamme, où le travail est moins dangereux avec le cheval ou encore où dont les ceps sont très tordus. Nous avons acheté un chenillard, ce qui nous a permet de mécaniser certaines tâches comme le rognage en limitant le tassement qui mécontente le meneur. C’est aussi important d’éviter certains troubles musculosquelettiques. Notre but c’est de jouer sur la complémentarité entre tracteur et cheval.   »

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