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Innovation
Mesurer la transpiration de la plante pour mieux irriguer

Fruition Sciences, une start-up française instllée en Californie, propose une nouvelle technique de mesure de l’état hydrique de la vigne en temps réel pour un pilotage au plus fin de l’irrigation.

Quatre capteurs sont installés sur les plantes les plus représentatives de la zone. Ceux-ci vont mesurer toutes les quinze minutes  l’état hydrique de la plante, donnée qui sera ensuite transférée vers une interface web pour y être analysée et éventuellement déclencher l’irrigation.
Quatre capteurs sont installés sur les plantes les plus représentatives de la zone. Ceux-ci vont mesurer toutes les quinze minutes l’état hydrique de la plante, donnée qui sera ensuite transférée vers une interface web pour y être analysée et éventuellement déclencher l’irrigation.
© P. Bourgault

La technologie développée par Fruition Sciences repose sur la mesure d'un indicateur physiologique à savoir l'indice de transpiration de la plante. « Cette méthode de mesure n'est pas nouvelle mais était restée jusqu'ici confinée en laboratoire. Grâce à ma thèse, j'ai pu valider la possibilité de son transfert dans un contexte de production », explique Thibault Scholash, co-fondateur de la société. Le dispositif de mesure fait appel aux technologies de l'information. Des capteurs sont installés directement sur la vigne qui mesurent toutes les quinze minutes l'état hydrique de la plante via l'indice de transpiration. L'ensemble des données collectées est transmis au caveau par le biais d'une interface web. Les informations brutes sont traitées et retranscrites au vigneron sous forme d'un diagramme montrant l'état général de la plante.

Une technique très coûteuse

« Quand le niveau de transpiration diminue, cela signifie que l'alimentation hydrique de la plante diminue également. Selon le stade phénologique, on pourra ainsi décider d'irriguer ou non. Ces mesures permettent en effet de déterminer certains comportements, de caractériser un cépage, de définir des typologies pour définir des stratégies d'irrigation spécifique à un site ».  La technique est coûteuse (il faut compter 5000 $ pour quatre capteurs plus les coûts liés à l'analyse des informations) et est réservée pour l'heure aux vignobles haut de gamme. Des vignobles californiens l'ont néanmoins déjà adoptée. Un site pilote va être créé en Espagne, un autre est en projet dans les Corbières. A noter que Fruition Sciences jusqu'ici basée aux Etats-Unis va installer sa société mère à Montpellier.

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