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Les nappes phréatiques bien remplies avant l’été 2024 dans la majeure partie de la France

Au 1er juin 2024, 70% des nappes phréatiques se situent au-dessus des normales. Une situation bien meilleure qu’au 1er juin 2023 à l’exception du Roussillon, de l’Aude et de la Corse.

  Etat des nappes au 1er juin 2024
© BRGM

Du fait d’une recharge très excédentaire et perdurant jusqu’en mai, l’état des nappes phréatiques est très satisfaisant sur une grande partie du pays. 70% des niveaux des nappes sont au-dessus des normales, selon la dernière note du BRGM (bureau de recherches géologiques et minières) publiée le 14 juin 2024.

Seules des nappes très inertielles (Beauce, Sundgau, Bresse et Dombes) ou des secteurs présentant une recharge déficitaire (Roussillon, Aude et Corse) enregistrent des niveaux défavorables.

Le niveau des nappes s’améliore par rapport à avril 2024

Ainsi en mai 2024, la situation des nappes phréatiques continue de s’améliorer par rapport à avril 2024. L’état des nappes est globalement très satisfaisant avec des niveaux actuels majoritairement au-dessus des normales mensuelles : seuls 19% des points d’observation sont sous les normales mensuelles, 11% sont comparables et 70% sont au-dessus (respectivement 22%, 13% et 65% en avril).
 

Une situation bien meilleure qu’en mai 2023 sauf dans les Pyrénées orientales et en Corse

Une situation bien plus favorable que celle observée l’année dernière. Pour rappel en mai 2023, 66% des niveaux des nappes phréatiques se trouvaient sous les normales mensuelles. A noter toutefois que la situation des nappes des Pyrénées orientales et de Corse empire par rapport à 2023 avec des niveaux plus bas qu’en mai 2023. 

Comparaison de l’état des nappes entre le 1er juin 2023 et le 1er juin 2024

Comparaison des nappes entre le 1er juin 2023 et le 1er juin 2024

Pour l’heure, les prévisions saisonnières de Météo France sur juin, juillet et août privilégient un scénario plus sec que la normale sur le sud-ouest et le pourtour méditerranéen. 

Le bénéfice de la recharge abondante de l’hiver 2023-2024 devrait perdurer durant le mois de juin voire de juillet sur la plupart des nappes réactives. Le BRGM rappelle toutefois que « les nappes les plus réactives (socle du Massif central et du massif armoricain, calcaires karstiques de Provence, du Jura et du pourtour du Massif central), peuvent se vidanger en quelques semaines lors de sécheresse météorologique intense et longue ». 
 

Des nappes à surveiller durant l’été

Les nappes très inertielles de la Beauce, du Sundgau (sud Alsace), de la Bresse et de la Dombes présentent des situations moins favorables en mai et devront être à surveiller particulièrement. De plus, des tensions locales pourraient apparaître sur des secteurs affichant actuellement des niveaux moins favorables ou sur des secteurs fortement sollicités par des prélèvements (exemple : craie de Normandie au sud de la Seine, sables cénomaniens de l’est des Pays de la Loire et du Centre-Val de Loire, molasse miocène du nord de la Drôme), pointe le BRGM.

Enfin certains secteurs devront être particulièrement surveillés, du fait de niveaux actuels ne permettant pas de garantir des niveaux satisfaisants durant l’été comme le Roussillon, l’Aude et les parties nord et est de la Corse.­

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