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Les clés pour bien choisir son drone viticole

Catégorie de drone, marque, modèle, puissance, buse… Le marché des drones est vaste. Voici quelques clés pour bien faire votre choix.

<em class="placeholder">Drone Agras T50 de DJI en vol.</em>
Le drone Agras T50 de DJI est LA référence en termes de drone de pulvérisation.
© DJI

Avant de choisir son appareil, il faut évidemment définir l’usage que l’on souhaite en avoir. Les drones capteurs n’ayant qu’un intérêt très relatif à l’heure actuelle, les viticulteurs peuvent soit opter pour des modèles grand public qu’ils détournent à des fins viticoles (voir témoignages page ?), soit pour des drones porteurs.

Attention aux marques chinoises hors DJI

Sur ce dernier segment de marché, la marque chinoise DJI est LA référence. « J’ai assisté à beaucoup d’essais de drones, témoigne ainsi Guillaume Bodin, conseiller chez Biodynamie & Cie en Suisse, et DJI a clairement une longueur d’avance. Ceux des autres marques sont plus difficiles à piloter, j’ai vu plusieurs crashs. Les drones DJI ont en plus un outil intégré qui permet de cartographier en 3D juste avant de commencer à travailler, c’est pratique. » « L’Agras T50 de DJI est le drone le plus efficace, renchérit Augustin Navarranne, directeur associé d’Agribio Drone, prestataire de services à l’échelle nationale et équipé d’une flotte d’appareils. DJI devrait sortir un nouveau modèle, plus gros, en fin d’année. D’autres marques se baladent sur le marché, mais elles ne sont pas de qualité. » Adel Bakache, conseiller en agroéquipements à la chambre d’agriculture de la Gironde, cite également DJI comme étant la référence. Il mentionne aussi Artech drones et Cavok. Mais comme ses confrères, il met en garde contre les autres marques chinoises : « on touche vite leurs limites », prévient-il.

Avantage aux gicleurs rotatifs

Une fois le drone choisi, il faut sélectionner ses buses avec soin, comme on le ferait pour un pulvérisateur classique. À l’issue du projet PulveDrone, l’IFV préconisait des buses antidérives et mettait en avant une réduction de la dérive de 86 % par rapport à des buses à fente. « Les buses antidérives permettent de limiter les embruns à 15 %, contre 60 % avec des Teejet TXA, versus 20 % avec un atomiseur, avance pour sa part Thomas Gouroux, conseiller viticole à la chambre d’agriculture de Côte-d’Or. Selon les conditions météorologiques et la viscosité du produit employé, il faudra s’adapter. » Mais depuis le projet PulveDrone, les technologies proposées ont pas mal évolué. Adel Bakache et Augustin Navarranne louent l’arrivée des gicleurs rotatifs, permettant de choisir la taille des gouttelettes. « C’est bien pour atteindre le cœur de la grappe », soutient ce dernier. « À 300 microns, on n’a pratiquement plus de dérive, sans avoir les problèmes de bouchage des buses antidérives », met en avant Adel Bakache.

Il faut ensuite bien réfléchir au nombre de batteries que l’on souhaite acquérir. Un lot de 4 à 6 unités semble indispensable pour tenir une journée, lorsque l’on est équipé d’un groupe électrogène.

Attention à l’entretien

Adel Bakache attire l’attention sur l’importance de l’entretien des drones de pulvérisation. « Il faut être vigilant, recommande-t-il, car ils sont équipés d’un débitmètre. Ce type d’appareil est sensible et le soufre et le cuivre l’encrassent. Il faut bien le nettoyer. » Augustin Navarranne renchérit : « ce ne sont pas des engins agricoles classiques, mais des objets high-tech. À ce titre, ils ne doivent pas être stockés dehors ni être soumis à de trop fortes températures. Il faut effectuer un nettoyage régulier et bien entretenir moteurs, pompes, buses et radars ».

 

Marque DJI

Modèle Agras T50

Envergure 2 800 x 3 085 x 820 mm (bras et hélices dépliés) ; 1 115 x 750 x 900 mm (bras et hélices pliés)

Poids 52 kg avec batterie

Temps de charge des batteries 9 à 12 minutes

Capacité du réservoir phyto 40 l

Débit maximal 16 l/min (2 buses) ; 24 l/min (4 buses),

Prix du drone seul prêt à travailler 24 000 euros HT (source Agribio Drone)

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