Aller au contenu principal

Le vin, boisson alcoolisée préférée de 60 % des Français

Bonne nouvelle, le vin reprend de l’intérêt aux yeux des Français. C’est l’un des résultats du baromètre Sowine/Dynata 2024 sur la perception du vin, de la bière et des spiritueux.

Selon le baromètre Sowine/Dynata 2024, le vin est redevenu la boisson alcoolisée préférée des Français.
© Sowine

Bière ou vin en tête des boissons alcoolisées préférées des Français ? Chaque année, le baromètre Sowine/Dynata* entretient le suspens ! En 2024, après deux années de triomphe de la bière, le vin repasse en tête puisque 60 % des Français le citent comme la boisson alcoolisée qu’ils préfèrent consommer, devant la bière à 58 %. Ce regain est largement dû aux femmes (+ 7 points vs 2023) et aux 26-35 ans (+ 14 points vs 2023). La bière augmente toutefois de 2 points et même de 5 points chez les 36-49 ans. Elle est citée par 72 % des hommes devant le vin à 64 %. 

Plus d’achat de vin à moins de 10 euros 

Le vin blanc a le vent en poupe puisque 90 % des consommateurs de vin interviewés en consomment devant les rosés (87 %, - 4 points) et le rouge (82 %, - 8 points). Sa consommation à l’apéritif augmente. 

Lire aussi : Miser sur le rouges à boire frais 

La hiérarchie des régions bouge peu. Bordeaux est toujours l’origine la plus citée devant la Champagne et la Bourgogne. Comme l’an dernier, 70 % des interviewés consomment aussi des vins étrangers

La crise se ressent avec une baisse de la fréquence d’achat des vins mais aussi des spiritueux. Seuls 15 % des sondés achètent du vin une fois par semaine ou plus (-3 points vs 2023) tandis que 34 % en achètent quelques fois par mois (+ 3 points vs 2023) et 36 % quelques fois par an. Pour 54 % des Français, le prix est le premier critère d’achat. Un pourcentage qui augmente de 5 points par rapport au baromètre 2023. Autre enseignement, les Français déclarant acheter des vins à moins de 10 euros sont 25 % au lieu de 21 % en 2023. Avec 54 %, la tranche des 11-20 euros reste toujours très majoritaire. 

Les labels restent importants pour le vin

Particularité du vin, les labels ont une importance plus grande dans l’acte d’achat que pour les bières et spiritueux. 51 % des consommateurs de vin prennent le temps de regarder si l’étiquette mentionne une certification environnementale. C’est même 67 % pour les connaisseurs de vin et 59 % pour les 26-35 ans. Mais c’est le cas de seulement 36 % des consommateurs de bière et 35 % de ceux de spiritueux. Crise oblige, si le prix est encore plus cité que l’an dernier comme frein à l’achat d’un vin labellisé (48 %, + 5 points), l’argument de la méconnaissance des labels augmente de 10 points à 39 %. La communication sur les labels reste un défi.

Pas de décollage pour les vins No Low

Le baromètre Sowine, qui suit la tendance No Low depuis plusieurs années, ne mesure pas pour l’instant de hausse pour ce créneau. A ce jour, 28 % des Français disent consommer de telles boissons, un chiffre stable globalement. Il est toutefois élevé et en hausse chez les 26-35 ans (41 %, + 5 points). 

Le vin est pour l'instant à la marge de ce créneau puisqu'il n'est cité que par 10 % des consommateurs. Idem pour les spiritueux (14 %). Le phénomène reste concentré sur la bière, forte de son ancienneté dans la catégorie. Elle est mentionnée par 65 % des consommateurs de No Low. Les cocktails, cités par 48%, sont l’autre point d’ancrage majeur de cette catégorie. 

Les achats de vin en ligne stabilisés 

Le boom des achats en ligne enregistré au moment du Covid ne s’est pas maintenu. Avec 33 %, la part d’acheteurs en ligne « revient à son niveau pré-crise sanitaire », souligne Sowine. Mais parmi les sites privilégiés, on observe une montée des achats sur les sites de producteurs (33 %, + 6 points) ainsi que chez les cavistes (32 % ; + 6 points) et une baisse des sites de grande distribution (27 %, - 5 points). 

*L’étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1058 Français de 18 à 65 ans, en décembre 2023. Plus de détails ici.

Les plus lus

Le Skiterre se compose de deux grands skis qui assurent le contrôle de la profondeur et de la position de la lame.
« Le Skiterre, un outil intercep simple et productif »
Vignerons en Anjou, Nicolas et Christophe Moron se sont équipés d’un outil de travail du sol intercep Skiterre.
Vigneron plantant une nouvelle parcelle avec des pieds de Pinot noir dans la vallee de la Marne en AOC Champagne.Droit de plantation.
Quand FranceAgriMer exaspère les viticulteurs

FranceAgriMer joue un rôle essentiel dans l’attribution des aides. Face aux dossiers chronophages, aux contrôles…

Pellenc - Un robot à chenilles dans les vignes

Pellenc dévoile un robot à chenilles pour les vignes, le RX-20.

Chargement d'un camion citerne de la coopérative viticole CRVC (Coopérative régionale des vins de Champagne) enlèvement d'une cuvée chez un vigneron adhérent durant les ...
Vin en vrac acheté à prix abusivement bas : que peut changer la condamnation de deux négociants bordelais

En pleine crise viticole, un jugement se basant en partie sur un article issu de la loi Egalim vient de condamner deux…

Taille de la vigne avec le sécateur électrique viticole sans fil Mage Sam 25, fonctionnant avec batterie au Li-ion, à Mâcon, dans les vignes du Vitilab, en octobre 2022
Lutte contre le gel : « Il faut réserver la taille tardive aux parcelles viticoles les plus gélives et pas trop chétives »

Benjamin Bois, chercheur à l’institut universitaire de la vigne et du vin Jules Guyot, en Bourgogne, a travaillé sur la taille…

Eco-Dyn exposait un prototype de restructuration des sols viticoles sur le Sival 2024.
Un outil pour restructurer les sols viticoles compactés
L’entreprise ligérienne spécialisée dans les matériels biodynamiques et l’agriculture de régénération planche sur un outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole