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" Le Giec confirme les scénarios les plus difficiles pour la viticulture "

Trois questions à Jean-Marc Touzard, directeur de recherche à l’Inra de Montpellier, et co-animateur, avec Nathalie Ollat, du projet Laccave qui étudie les effets du changement climatique sur la vigne et le vin, et les adaptations possibles.

" Depuis 2000 ans, la viticulture s’est constamment adaptée et cela va continuer. Mais ce qui est nouveau, c’est la vitesse du changement climatique, " estime Jean-Marc Touzard.
" Depuis 2000 ans, la viticulture s’est constamment adaptée et cela va continuer. Mais ce qui est nouveau, c’est la vitesse du changement climatique, " estime Jean-Marc Touzard.
© J.-C. Gutner

Le nouveau rapport publié par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec)  indique que les conditions climatiques risquent de devenir défavorables plus rapidement que prévu pour de nombreux vignobles. Atténuer les effets du changement climatique et s’adapter sont les seules voies possibles, selon Jean-Marc Touzard.


Quels sont les éléments nouveaux qu’apporte le dernier rapport du Giec ?


Ce rapport confirme que les scénarios climatiques les plus difficiles pour la viticulture se dessinent à l’horizon 2050 et pourraient même devenir insurmontables pour certains vignobles d’ici 2100. Et 2050 ce n’est que dans 35 ans, soit moins que le cycle de vie d’une plantation de vigne. Il n’y a pas d’autres possibilités que d’atténuer les effets de ce changement climatique en limitant les émissions de gaz à effets
de serre et surtout de s’y adapter par l’innovation ou la relocalisation. C’est tout l’enjeu du projet Laccave.


Quelles sont à ce jour les possibilités d’adaptation ?


Depuis 2000 ans, la viticulture s’est constamment adaptée et cela va continuer. Mais ce qui est nouveau, c’est la vitesse du changement climatique. Il va falloir compter à la fois sur les innovations qui viennent de l’expérience et des échanges entre vignerons de différentes régions et sur la création en laboratoire de variétés et de techniques nouvelles. Des innovations qui devront être gérées au niveau régional et même à l’échelle des terroirs.


Une prise de conscience s’est-elle opérée chez les vignerons ?


Selon les enquêtes menées, le changement climatique n’est pas leur préoccupation principale. Mais si les vignerons ne sont pas les premiers responsables des changements à venir, ils peuvent contribuer à en atténuer les effets.
Par exemple, en piégeant davantage de carbone dans les sols ou en menant une réflexion sur les transports et la logistique.

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