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Le congrès 2025 de la Cnaoc explore le potentiel de l’IA pour la filière vin

Le congrès 2025 de la Cnaoc, organisé à Royan le 17 avril, s’est penché sur les gains de temps et d’efficacité que peut générer l’intelligence artificielle de la vigne à la vente de vin. C’est dans le domaine administratif et commercial que l’apport paraît le plus vite tangible.

<em class="placeholder">Le congrès 2025 de la Cnaoc à Royan, le 17 avril 2025.</em>
Pour son congrès 2025, la Cnaoc a organisé une table ronde sur l'intelligence artificielle, afin de montrer son potentiel pour gagner en temps et efficacité.
© Cnaoc

Le congrès 2025 de la Cnaoc, organisé à Royan, en Charente-Maritime, le 17 avril, avait pour thème : Quel rôle pour l’IA dans nos métiers ? « L’intelligence artificielle peut permettre de passer un cap en viticulture de précision », a projeté Gilles Brianceau, directeur d’InnoVin en citant des usages comme la prévision des maladies, l’estimation des rendements, la gestion de l’irrigation ou encore la caractérisation de la vendange.

<em class="placeholder">Jérôme Bauer, président de la Cnaoc, au congrès 2025.</em>
Pour Jérôme Bauer, président de la Cnaoc, l'intelligence artificielle est une évolution technologique à laquelle les appellations doivent s'adapter. © Cnaoc
Mais il a souligné que le manque de données était à ce jour un facteur limitant. « La question numéro 1 à laquelle s’atteler est le besoin concret de données de qualité, fiables, organisées, annotées par des experts et qui expriment la variabilité des situations », a-t-il martelé. Développée dans le cadre du projet Vitirev, la plateforme Vitidata poursuit cet objectif en Nouvelle-Aquitaine, a illustré Lydia Héraud, conseillère régionale. En découle par exemple l’appli web gratuite, Devopp, qui permet d’analyser et comparer son calendrier de traitement. Le recueil et la mutualisation de données sont donc un défi pour la filière, avec des freins à lever.

Construire des outils pour gagner du temps

Les gains de temps procurés par l’IA sur le plan administratif et commercial semblent accessibles plus vite. Ainsi, un outil comme fireflies.ai peut se charger de la prise de notes et de la synthèse d’une réunion, comme l’a évoqué Karine Cailleaux, directrice de l’ODG Blaye. Bâtir un calendrier d’obligations déclaratives en matière de production et de douanes, en nourrissant l’IA de cahiers des charges et textes réglementaires est possible, comme l’ont démontré un groupe d’étudiants du Master of science Data Analytics for Business de Kedge Business School, menés par leur professeur, Olivier Dupouët.

De son côté, la Cnaoc a élaboré un assistant IA capable de répondre à toute question sur l’étiquetage nutritionnel, a témoigné Raphaël Fattier, son directeur. Damien Malejacq, directeur marketing Vignerons de Tutiac a exposé comment des outils internes issus de l’IA, permettent de produire rapidement un argumentaire commercial sur un produit dans différentes langues, en incluant une fiche technique générée en quelques secondes, voire même des vidéos produites de façon automatique. Même caractère très opérationnel de Tastee, l’outil d’analyse de commentaires de dégustations basé sur l’IA de la start-up Winespace. Les résultats peuvent aider à la communication ou commercialisation à l’échelle d’un domaine ou d’une appellation.

Reste que ce panorama des usages de l’IA a montré un fort besoin de formation, de réflexion pour construire les outils et de partage d’expériences pour accélérer la diffusion de l’innovation. Il a été suggéré à la Cnaoc de créer une commission IA pour favoriser le recensement et la diffusion des outils adaptés aux besoins de la filière.

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