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L’apéritif, une occasion de dégustation à investir pour le vin

FranceAgriMer vient de publier l’étude quinquennale sur la consommation de vin en France, menée en 2022. Elle fait apparaître changement structurel des occasions de consommation.

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La bière est la boisson la plus ancrée dans le quotidien lors de l'apéritif, 27 % la consommant « toujours ou souvent ».
© P. Cronenberger

Réalisée par Ipsos Observer pour le Cniv (Comité national des interprofessions de vins à appellation d’origine et à indication géographique) et FranceAgriMer, la dernière enquête (1) sur la consommation de vin en France confirme les tendances déjà observées dans les éditions précédentes. À savoir que le vin est en perte de vitesse chez les jeunes, « le goût et le désintérêt pour le produit constituant les principaux freins. […] La concurrence d’autres boissons est également forte, en particulier chez les 18-24 ans ».

Les autres boissons présentent un spectre d’occasions plus large

L’enquête souligne aussi que « pour l’ensemble des consommateurs, le vin est avant tout associé aux repas et à la convivialité, là où les autres boissons présentent un spectre d’occasions plus large ». Pour reconquérir des parts de marché, investir de nouveaux créneaux de dégustation semble donc indispensable. À commencer par celui de l’apéritif, « pratiqué de manière hebdomadaire par environ un tiers des Français. », insiste l’enquête.

 

 

Cette dernière précise que « les 18-34 ans sont plus nombreux à le pratiquer hors domicile. En termes de boissons consommées, si les vins effervescents sont la première boisson consommée au moment de l’apéritif au global (64 % des Français prenant l’apéritif en consomment au moins de temps en temps), mais la bière est la plus ancrée dans le quotidien lors de cette occasion, 27 % la consommant « toujours ou souvent » contre 10 % pour les vins effervescents. »

Blanc sec et rosé tirent davantage leur épingle du jeu

Pour les autres vins, les tendances varient selon la couleur. « Le vin blanc sec et le rosé sont consommés par une majorité à l’apéritif (57 % dans les deux cas) mais de manière occasionnelle, alors que le vin blanc moelleux et le rouge sont beaucoup moins répandus. », peut-on lire dans la synthèse publiée sur le site de FranceAgriMer. Une voie de progression serait donc de développer des produits adaptés à ce moment de consommation, comme des vins orange, des rouges légers, fruités, pétillants ou encore pourquoi pas, avec un peu de sucre résiduel.

(1) Enquête effectuée du 27 mai au 9 août 2022 en face-à-face à domicile auprès de 3 513 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.

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