Aller au contenu principal

La bioprotection des blancs limite les Bretts

L’institut universitaire de la vigne et du vin de Dijon a mené une thèse pour préciser les conditions d’utilisation de la souche de levure Metschnikowia pulcherrima, contenue dans la formulation de bioprotection Primaflora VB d’AEB. Voici les principales conclusions.

Microvinifications en dames-jeannes de 25l : Primaflora VB a limité les Bretts et bactéries acétiques à des concentrations non dangereuses.
© S. Simonin

Pour être évaluée, la souche de levure Metschnikowia pulcherrima a été ajoutée à 5 g/hl sur un moût de beaujolais blanc (chardonnay) 2018 pour lequel on a comparé différentes conditions de débourbage : températures de 8°, 12° et 18 °C, durées de 36 à 72h, inertage ou au contraire hyperoxygénation des mouts, avec des témoins soit sulfités à 3 g/hl, soit non sulfités et non bioprotégés.

Résultat : « À 18 °C, la souche de bioprotection ne permet pas un débourbage long, le mout est parti en fermentation avant la fin du débourbage, explique Scott Simonin, auteur de la thèse. Mais à des températures de 12 °C ou moins, la levure s’est toujours bien implantée et a toujours limité les populations de Brettanomyces et de bactéries acétiques du mout à moins de 1 000 unités /ml », soit à un niveau suffisamment faible pour éviter tout risque d’altération.

Pas d’impact sur le profil organoleptique des vins

L’impact de la bioprotection sur les vins a également été vérifié. « La présence de M. pulcherrima n’a eu aucun impact sur le profil organoleptique des vins, en comparaison avec les modalités sulfitées. » Toutes ont présenté des profils analytiques et organoleptiques proches, même les modalités inertage ou oxydation des mouts, sans défaut perçu, à l’exception du témoin non sulfité et non bioprotégé. Qui plus est, les mouts sulfités n’ont pas présenté une activité anti-oxydante nettement supérieure à celle des modalités bioprotégées. À noter que les teneurs en azote assimilable sont restées proches de celles des témoins non bioprotégés et les cinétiques de fermentation sont comparables.

Scott Simonin a également mesuré un effet "killer" avéré de M. pulcherrima en laboratoire sur boîtes de pétri, face aux Bretts et à la plupart des levures indigènes. « Son mécanisme d’action pourrait être lié à son action sur le fer contenu dans les mouts : M. pulcherrima peut complexer le fer pour le rendre indisponible et l’on sait que les Brettanomyces ont besoin de beaucoup de fer pour se développer. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Sylvain Vatel du Domaine du Fossile devant un tracteur Kubota M5072</em>
En Indre-et-Loire : « J'ai opté pour un tracteur vigneron opérationnel neuf mais à tarif contenu »

Le Domaine du Fossile a fait le choix d’un tracteur simple et économique neuf plutôt qu’un tracteur d’occasion récent.

<em class="placeholder">Drone effaroucheur</em>
En Seine-et-Marne : « Les drones effaroucheurs détectent parfaitement le gibier de nuit dans mes parcelles »

L’agriculteur Frédéric Brunot s’est équipé d’un drone effaroucheur. Il lui permet de détecter la présence du gibier la nuit,…

<em class="placeholder">Effaroucheur à gibier à ultrasons Repzen.</em>
Dans le Vaucluse : « Les effaroucheurs à ultrasons marchent très bien contre les sangliers »

Le maraîcher et viticulteur vauclusien Pierre Avon arrive à limiter les dégâts de sanglier en employant un effaroucheur à…

<em class="placeholder">véhicules anciens rénovés pour évènements festifs</em>
Des véhicules de collection pour sublimer le service du vin et les instants festifs

Transformer un vieux camion Citroën en cave à vin pour créer une ambiance unique lors d’évènements festifs : telle est l’…

<em class="placeholder">Tracteur enjambeur New Holland TE6 au salon Sitevi 2025 </em>
New Holland – Un nouveau séquençage de bout de rangs sur les enjambeurs TE6
New Holland fait évoluer le séquençage de bout de rang sur ses enjambeurs.
<em class="placeholder">Christophe Sabatier, viticulteur, éleveur de cochons et en redémarrage de grandes cultures sur 30 ha, à Assas, dans l’Hérault</em>
Dans l’Hérault : « J’ai attrapé 16 sangliers en un an grâce au piégeage de mes parcelles »

Le vigneron héraultais Christophe Sabatier emploie trois cages de piégeage sur son exploitation pour lutter contre les…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole